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Dim 5 Oct - 12:46
Une adepte du twirling bâton ou une majorette, voilà ce que les rares passants voyaient. Et… En effet, c’était bel et bien l’impression que donnait Cernunnos : s’entrainer au twirling. Le seul détail qui clochait était le bâton. Trop long, pas assez noir… Seulement des détails, mais qui n’en étaient pas moins important, puisque l’objet qu’elle faisait virevolter autour d’elle n’était autre qu’Alecto, cette canne de combat qui avait désormais un bon nombre de chasse à son actif, mais qui n’en était pas moins efficace. Bon, elle avait eu le droit à quelques réparations, depuis le temps, mais même si elle devait un jour refondre le fer et l’argent pour la reconstruire, elle le ferait sans la moindre hésitation, et aussi reconstituée pourrait-elle être, elle resterait tout de même Alecto. Elle avait eu l’idée que l’appelée Diane, mais comme son nom grecque était Artémis, le prénom de sa mère, elle avait opté pour un personnage mythologique moins connu : l’une des trois Érinyes. Filles de Perséphone et d’Hadès, elles étaient à la fois juges et bourreaux, chargées de punir les malfrats une fois qu’ils auraient passé le Styx et par la même rejoins l’enfer. Comment le choix s’était fait entre les trois déesses infernales ? Il suffisait de voir leur nom ! Mégère, "La Haine" ; Tisiphone, "La Vengeance" ; Alecto, "L’Implacable"… Pour une chasseuse, donner à son arme le nom d’implacable était plutôt bien indiqué. En tout cas, c’était l’avis de Nina sur la question et elle n’avait pas l’intention de discuter son choix. Déjà que le seul fait de donner un nom à son arme avait fait polémique avec ses parents, à l’époque…

Très loin de ses souvenirs, elle avait monopolisé l’un des carrés de pelouse du parc pour s’entrainer. On ne pouvait pas dire qu’elle se soit heurtée à beaucoup de résistance, vu le temps maussade et elle n’allait certainement pas s’en plaindre. Elle aurait pu s’entrainer autrement que par cette forme singulière de danse, en revoyant ses bases de savate, par exemple. Pour les incultes, la savate était  et est toujours – un sport de combat français pratiquer avec une canne. Techniquement, celle-ci fait quatre-vingt-dix centimètre et pas un mètre vingt, mais bon, à trente centimètres près, il n’y avait pas de quoi faire un scandale ! Si elle n’avait pas fait ce choix, c’était simplement parce qu’elle n’avait pas envie que l’on observe ses techniques de défense et d’attaque. Oui, c’était sans doute de la paranoïa, ça aussi, mais elle ne pouvait pas s’empêcher de voir le mal partout, à tel point qu’elle commençait même à douter de sa mère. Sa propre mère, enfin ! Celle qui lui avait de si nombreuses fois sauvé la vie, celle en qui elle avait jusqu’alors si aveuglément confiance ! C’était stupide. Mais d’un autre côté, elle commençait à s’y habituer. De toute manière, tout ce qu’elle faisait, depuis son arrivée à Huntfield, était stupide.
Une petite liste ? A son arrivée, elle s’était comportée comme une adolescente qui boude ses parents. Ensuite, alors qu’elle savait pertinemment qu’elle ne partirait plus, elle avait presque escroqué sa mère pour avoir un appartement. Enfin, mais pas pour autant des moindre, elle c’était aveuglément jeter à la gorge d’une louve sous prétexte qu’elle l’avait manquée à la chasse, quelques années plus tôt. Mal préparée, mal armée, elle c’était vite retrouvée privée d’Alecto et contrainte de fuir. Elle avait réussi à récupérer son arme avant de décamper, mais en fin de compte, la perdre lui aurait peut-être fichu la gifle qu’elle méritait très largement.
Le souvenir de la terreur qu’elle a laquelle elle avait été en proie failli lui faire manquer son mouvement et faire tomber sa canne de fer et d’argent au sol, ce qui aurait fortement déçus la petite fille blonde qui ne la lâchait pas des yeux depuis une bonne minute. Parvenue à se ressaisir à temps, elle saisit néanmoins la canne, la fit rouler sur son poignet et la renvoya en l’air alors qu’elle-même s’autorisa la fantaisie d’un flip avant de la rattraper et, cette fois, de s’arrêter nette, droite, la main sur la partie centrale de sa canne posée au sol une fois celle-ci rattrapée.

La petite applaudit fort derrière elle, mais elle ne lui jeta même pas un coup d’œil, son regard porté sur celui qui venait d’apparaitre dans son champ de vision. Elle ne savait pas s’il avait assisté ne serait-ce qu’à la fin de sa petite séance, disons… D’échauffement, avant ce pourquoi il était là. Elle rétracta sa canne et lui fit une révérence avec un grand sourire amusé avant de se détourner de lui et d’aller remercier son public plus jeune, de l’autre côté de la plateforme herbeuse, en lui donner l’une de ses sucette en chocolat hors de prix. L’enfant ne ferait pas la différence entre ça et une friandise de boulangerie, mais de toute manière, ce n’était pas comme si Cernunnos ne pouvait pas se permettre ce genre de fantaisie. De toute manière, si c’était le cas, elle n’aurait même pas eu ce genre de bonbon dans son sac. Le fait d’avoir été applaudit par une petite humaine lui avait presque fait oublier un instant cette espèce d’anxiété permanente qui pesait sur toute la ville. En lui donnant ce morceau de chocolat, c’était un peu comme si elle se souvenait pourquoi et pour qui elle se battait.

La mère remercia Nox puis s’en alla avec une enfant plus heureuse que jamais. La jeune majeure sourit et s’approcha enfin de Dan. Même s’il avait changé, depuis le temps, il restait une personne de confiance, pour Cernunnos, l’une de ces rares personnes qui avait le droit de l’appeler Nina. Par le passer, ils avaient chassé ensemble, à l’époque où son mentor était encore vivant et par leur écart d’âge plus faible que tous les autres chasseurs qu’elle avait jusque-là rencontré, le rapprochement c’était fait sans trop de difficulté. Contrairement à Samantha, le moment où elle l’avait "perdu de vue" était beaucoup plus récent à tel point que, quand elle l’avait retrouvé à Huntfield, cela avait été un véritable soulagement, d’autant plus qu’ils avaient fait le même choix, récemment. Cela lui faisait vraiment plaisir et la rassérénait beaucoup de savoir qu’elle avait encore à ses côté une personne qu’elle connaissait et qui ne chercherait pas à la faire changer de chemin. Elle n’avait vraiment pas besoin d’un coup pareil !

« Je te remercie vraiment d’être venu. » Lui dit-elle avec un sourire franc.

Pas de « bonjour » ni de « comment ça va ? », les banalités d’usages n’avaient plus leur place dans cette relation presque fraternelle. Et puis commencer à discuter n’aurait été qu’une stupide perte de temps qui aurait peut-être fait fuir sa motivation. En effet, des années plus tôt, elle avait renoncé à l’apprentissage du clos-combat et fabriqué Alecto spécialement pour ne jamais se retrouvée les mains vides. De fait, si jamais elle perdait son arme, elle devenait aussi inoffensive que n’importe quelle autre humaine. Faire avec n’avait jamais été un trop gros problème, puisqu’elle chassait rarement seule, sa dernière expérience en solitaire et le fait qu’elle soit vraiment passée à un cheveux de ne pas rouvrir les yeux l’avait amenée à penser qu’elle ferait peut-être bien de refaire une tentative… Et la voilà face à face avec son quasi-frère dans un parc alors que l’automne était décidément bien installer !
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Ven 17 Oct - 18:03
Tout au long d'Octobre, les jours soyeux comme les jours de pluie alternaient, donnaient un semblant de bonheur à cette ville perdue qu'était Huntfield. Du feuillage des bouleaux, des chênes et autres merisiers semaient un peu partout dans ce parc, Octobre venait déposer des tâches jaunes et rouges de mille nuance quelconque. Pour les quelques semaines à venir, le brun de la mousse, le vert interchangeable des sapins et des cyprès ne faisaient plus qu'un fond banal et servaient seulement à faire ressortir les teintes émouvantes de cette autre végétation qui renaissait avec chaque Printemps et mourrait à chaque malheureux Automne. La splendeur de cette agonie impitoyable n'épargnait aucun arbre. Mais voici que du nord venait bientôt un grand vent froid qui ressemblait à une condamnation définitive, à la fin cruelle d'un sursis et présentement les pauvres feuilles aussi riche de couleurs vives que tendres secouaient trop durement, jonchaient le sol plus ou moins vert. Lentement sur ce sol, elles formaient un tapis orangé laissant un dernier parfum qui rappelait vaguement un semblant d’Été. Le vent soufflait et les feuilles tourbillonnaient inlassablement dans la brise chaude du temps. Le ciel était nuageux, grisâtre et un peu plus triste de toute façon. De temps à autre, les nuages souriaient aux grès du vent et cela amusait quelque peu les arbres d'en bas qui grelottaient et s’ennuyaient déjà, du chant des oiseaux qui égaillaient leurs quotidiens voilà pas si longtemps que cela. L'Automne était dorénavant là...

Sur le parking avoisinant du parc quelque peu imposant, on apercevait un véhicule sublime appartenant à une époque passée, qui, quelques instants auparavant s'était tût dans un dernier toussotement. Au volant de cette beauté, un homme d'une trentaine d'année caressait le tableau de bord de cette nymphe tandis que l'odeur enivrante de l'essence était toujours présente dans l'habitacle. Un amour si magnifique mais qui touchait à son terme quand l'homme quittait l'automobile pour partir en direction de son lieu de rendez-vous où devait l'attendre son amie. Il s'engouffrait entre ces arbres centenaires et constatait que l'ambiance en ce lieu public n'était guère la même que celles des bois qu'il fréquentait pour détruire diverses menaces. Quelques branches traîtres tentaient de lui fouetter le visage tandis que des racines insistaient pour faire tomber notre homme, histoire de lui faire embrasser avec fougue le sol poussiéreux et Ô combien magnifique. Toutefois Harper s'en sortait plutôt bien et continuait son ascension. Et alors qu'il contournait un énième tronc, il voyait la jeune femme qui semblait en plein exercice de combat avec son fameux bâton multi-tâche. Elle semblait danser avec cette arme originale et achevait son art quelques minutes après par un magnifique flip sous les acclamations sincères d'une enfant. Cette ovation eut le mérite de décrocher un sourire sur le faciès froid de notre ami qui décidait de s'avancer pour aller à la rencontre de la gymnaste en herbe. Par ailleurs, cette dernière ne mit point de temps à trouver du regard Dan et c'est tout naturellement que le chasseur déposait un baiser chaleureux sur le front de Nina.

- Tout le plaisir est pour moi, Nina ! Déclarait-il, en affichant un sourire chaleureux comme sincère.

Comme pour mieux accompagner ses propos, le traqueur abaissait son regard et contemplait l'arme spécifique à son amie de longue date. Il était amusé par ce simple bâton mais il en connaissait la véritable force et pour avoir chassé à maintes reprises avec sa propriétaire, lui reconnaissait des vertus insoupçonnés. Pratique contre un bon nombre de créature et efficace entre de bonnes mains expertes.

- Je vois qu'Alecto, c'est bien cela ?... Interrogeait-il avec joie. ...T'accompagne toujours !

La chaleur gagnait en intensité et aussi étrange que cela pouvait paraître -malgré la saison, Harper retirait son manteau en tissu vert kaki, le pliait et le déposait sur un banc qui se situait non-loin de là, victime malgré lui d'une série de graffiti assez moche et inintéressant. Il plongeait ensuite ses mains dans les poches de son pantalon et de continuait son monologue.

- Mais tu peux oublier ce dernier car nous n'allons pas en avoir besoin...

Pour accompagner les actes à la parole, il faisait craqueler ses phalanges et indiquait de son index gauche le banc où était situé le fameux banc. Il devait faire les choses dans la règle de l'art tout comme Ethan lui avait apprit voilà bien des années auparavant. Quoi ? Surpris par ce départ rapide ? Il fallait bien avouer que les deux jeunes gens avaient horreur de tourner autour du pot et puis... Ils auraient le temps de discuter après tout, quand la nuit serait tombée !


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Lun 20 Oct - 22:10
N'importe quelle autre fille sur cette planète aurait rougi jusqu'aux oreilles si un homme du physique de Dan Harper venait à poser ses lèvres sur leur front, mais voilà, Nina n'était pas n'importe quelle fille sur cette planète et ce contacte ne lui évoquait qu'une rassurante familiarité, au même titre que son surnom. Très peu de gens pouvaient se permettre de l'appeler Nina sans qu'elle se braque ou les menaces. Cernunnos était un prénom si bizarre - et en prime le nom d'une divinité païenne dont elle s'était chargée elle-même - qu'elle s'était bien plus attachée à ce drôle de dériver qu'à son prénom lui-même et ce n'était pas forcément plus mal, puisqu'elle n'utilisait pour ainsi dire jamais son véritable prénom. Pour ceux qu'elle ne connaissait pas, c'était Nox ou une identité créée de toute pièce et pour les autres, c'était ledit diminutif. Plus joli et, somme toute, plus humain, c'était ce qu'elle voulait que les gens gardent en mémoire. En tout cas les gens dont elle comptait bien garder un souvenir, ce que les autres en pensaient lui était pleinement égale. Et puis quoi que l'on aurait pu lui dire, elle aurait de toute façon fait à sa manière.

Quand Monsieur fit remarquer à Mademoiselle qu'il était temps qu'elle se sépare de son arme, elle réalisa qu'en effet, la partie centrale de sa canne se trouvait toujours dans sa main. Même rétractée, elle représentait un atout pour Cernunnos et il n'était pas sans le savoir. Et puis elle lui avait demandé elle-même de l'en priver à la seconde où elle avait émis le souhait de reprendre son entrainement au combat rapprocher. Pour la forme, elle serra amoureusement son arme contre sa poitrine en affichant une moue boudeuse délibérément exagérée. Une enfant ne se serait comportée différemment face à un adulte souhaitant lui prendre sa peluche préférée. Quand bien même Alecto n'était pas une peluche, c'était tout de même le seul objet auquel elle accordait une sincère importance. Perdre l'un de ses flingues lui était égale, à côté de la disparition de sa canne de combat. Elle n'en obtempéra pas moins et déposa l'objet de fer et d'argent à côté de la veste de celui qui, pour quelques instants, devenait son professeur.

« Très bien ! Allons-y avant que je ne me décourage ! » Décréta la jeune femme aux cheveux noirs.

Elle revint se placer face à Dan en rajustant ses vêtements, tenue d'entrainement habituelle : un débardeur noir couvert d'un cache-coeur - parce qu'après tout, le mois d'octobre n'était pas réputé pour être chaud, même si elle n'avait pas à se plaindre de la journée encours -, collant noir et short sur les jambes - pour être pleinement à son aise - et enfin une paire de guêtres sur des chaussures quelque part entre les bottines et les baskets. Il n'y avait qu'elle pour porter un truc pareil sans donner l'impression de venir d'une autre planète. Ou plutôt le fait qu'elle donne déjà l'impression de venir d'une autre planète et de fait, sa tenue ne dénotait pas. Dans un cas comme dans l'autre, elle n'avait pas l'intention de corriger le tire. Tant qu'elle pouvait faire ce qu'elle voulait et devait, rien d'autre n'avait d'importance. Pas ce jour-là, du moins.
Quelqu'un d'habile noterait sans doute qu'elle n'avait pas pris la peine de s'attacher les cheveux, mais elle considérait que, puisqu'elle ne prenait jamais cette peine, autant s'habituer à ce petit handicap d'emblée. Elle était déjà suffisamment nulle dans le domaine pour en plus s'accoutumer à une situation qui n'adviendrait jamais dans la réalité. Avec un soupir, elle releva donc la tête pour faire face à cet homme qu'elle considérait comme un membre à part entière de sa famille. Elle ne le dirait vraisemblablement jamais, du moins en ces termes, mais les faits étaient là. Même à Samantha Roswell, pourtant chasseuse et son amie de longue date, elle n'aurait pas demandé un service de ce genre et pourtant, il était de notoriété publique chez les chasseurs que désarmée, elle ne valait plus rien. Le temps lui avait néanmoins appris à ne pas se retrouver sans arme, quitte à passer pour une armurerie.

Même si elle espérait que son aîné ne jouerait pas sur la surprise - et s'il venait à la faire, elle n'apprécierait vraiment pas le geste puisque la reprise de l'entrainement s'annonçait au moins aussi difficile que ses débuts, plus jeune -, elle se prépara tout de même à l'éventualité et se campa sur ses jambes prenant bien garde à être aussi bien équilibrée que possible, puisqu'elle n'aurait pas Alecto pour faire contre-poids en cas de besoin. Le manque d'équilibre devait bien être son plus gros problème, même s'il était extrêmement... Etrange. Une jeune femme capable de marcher sur ses talons de seize centimètres avec ou sans plateforme ne devrait pas avoir la moindre peine à résister à ce genre de difficulté. Si seulement c'était si simple ! Mais rien dans ce maudit monde ne serait jamais simple, ni aujourd'hui, ni demain... Surtout pas demain, en fait, car demain, il faudrait une fois de plus essayer de trouver un moyen de renvoyer Lucifer dans sa cage... Et personne n'avait jusque là la moindre chance d'y parvenir.
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Mar 28 Oct - 21:27
Quelques longues années auparavant...




- Monsieur Carter. Je me suis permise de vous contactez pour vous faire part de l'attitude inacceptable de votre jeune pupille. En effet, Dan ici présent, vient d'envoyer voilà bien une heure, certains de ses camarades à l'infirmerie avec des blessures inquiétantes durant la récréation. Et donc...

- Pfff, il n'était que trois !

- SILENCE, DAN !
Coupait une voix rauque comme autoritaire. Fais toi discret, veux-tu !

- Euh... Mmh, Mmh ! Je disais donc monsieur Carter que votre pupille a blessé ses petits camarades. Le jeune Thomas Drake a le poignet brisé et James Hunt souffre de côte fêlée. Quant à Warren House, il semble avoir eut de la chance. C'est bien le semblant d'espoir de cette situation inquiétante. Vous comprendrez donc, que je suis dans l'obligation de sanctionner cet acte... injustifié.

- Oui, oui... Je comprend parfaitement Madame Johnson. Mais qu'est ce qui te passe par la tête, Dan ?

- J-Je... sais pas. Ils m'ont provoqués, j'ai répondu, c'est tout !

- Dan, ne t'ai je pas déjà indiqué que la violence était l'arme des faibles ? Es-tu faible, Dan ?

- Là n'est pas la question monsieur Carter. Votre pupille sera banni fort probablement, sans compter que les parents des victimes vont certainement porter plainte. C'est pour cette raison désagréable que je me suis permise de vous convoquez. Cet accident va donner une mauvaise image de notre établissement. Nous devons malheureusement nous séparer de Dan, pour évitez toute polémique ou autre incident du même type.

- Ouais, bien sûr !

- Dan, ta gueule, maintenant.
Indiquait un Ethan visiblement irrité. Je vais faire quoi de toi, bordel ?

L'adolescent esquivait le regard inquisiteur de son tuteur comme la précédente interrogation et scrutait inlassablement ses pieds. Il semblait vouloir fuir ses responsabilités et n'attendait qu'une seule et unique chose. Partir. Néanmoins ce vœu allait devoir attendre encore, car un nouvel homme débarquait dans la pièce et semblait visiblement fort agacé. Il y avait fort à parier, qu'il s'agissait du père d'un des mômes.

- Madame Johnson ? Je suis Monsieur Hunt, le père de James. Lâchait-il à la volée avant de désigner de son index imposant, Dan Harper. C'est ce p'tit con, qui a foutu le merdier ?

- Monsieur Hunt, je comprend votre angoisse mais je vous prie de rester courtois.

- T'es qui toi, pour me parler ainsi ? Tu es l'ordure qui a engrangé ce monstre ? C'est bien cela ?

- Messieurs, je vous prie de rester calme, s'il vous plaît. Tâchons d'arranger la situation convenablement.

- C'est d'un ado' que vous parlez là, monsieur Hunt. Mon gosse a certes fait une connerie mais il ne faut pas exagérer. Ce n'est pas un monstre... Et je suis apte à payer les dégâts.

- Mais j'en ai rien à foutre moi, de vos excuses à la con, pépère... Je vais vous foutre mon poing dans la gueule comme votre enfoiré de fils à fait au mien.

- Laisse le, Ethan... Ce mec c'est qu'un trouduc' !

- Dan, ta gueule ! Évite de balancer à nouveau de l'huile sur le feu.

- Il a dit quoi, ton fils de pute, là ?


Le père en colère se ruait sur Dan Harper, prêt à lui envoyer une gifle magistrale mais c'était sans compter sur Ethan qui le bloquait dans son élan, via une clé de bras portait à la perfection. Cependant, monsieur Drake ne souhaitait en rester là et lançait un uppercut en direction de Ethan qui esquivait ce dernier sans difficulté avant de contre-attaquer à l'aide d'un puissant crochet du droit. Ses phalanges abîmées embrassaient avec fougue la mâchoire de la victime qui tombait à terre, assommé. L'action s'était déroulée en l'espace de quelques secondes, seulement. Aussi, Ethan récupérait son fiston par la main et ensemble, ils quittaient la salle sous les hurlements affolés de la directrice.

- Putain qu'est ce que tu lui as mit dans la gueule, Ethan. BAM, au sol l'autre enfoiré !

- Reste poli, Dan, bordel de merde...

- Je croyais que la violence était l'arme des faibles ?

- TA GUEULE...


Mais rien à faire... L'adolescent au visage recouvert d'ecchymose et autres plaies ne pouvait s'empêcher de rire à gorge déployée. Les élèves comme enseignants se retournaient sûrs leurs passages et semblaient intrigués par cette scène peu banale. Et dans la foulée, il était dans l'enceinte de la Gran Torino.

- Dan, mon garçon. Je sais que la vie fut dure pour toi dans le passé mais je t'en supplie... Arrête tes conneries ! Ne le fais pas particulièrement pour moi... Mais au moins pour tes parents.

Le garçon demeurait fort silencieux et contemplait le paysage qui s'offrait à lui, via la fenêtre de la portière avant du véhicule datant d'une autre époque. La journée était fort ensoleillée et un chaleur divine était là, présente comme agréable.

- J-Je ne t'ai pas enseigné ces techniques de combats pour que tu t’exerces à tout-va, sur tes copains. J-Je... Je t'aime Dan. Je t'aime et te considère réellement comme le fils que je n'ai jamais eu. Je ne souhaite qu'une seule et unique chose, Dan... Savoir que tu vis la vie que tu mérites également...

L'intéressé en question tournait la tête en direction de son tuteur, les larmes aux yeux et visiblement navré d'avoir commit une énième bêtise.

- J-Je t'aime aussi Ethan...

- Allez ne pleure pas mon grand... Viens on va se taper un p'tit burger avant de quitter cette bourgade merdique. Au faites je t'ai dis qu'on allait voir les Winchester ce week-end ? Une petite chasse de rien du tout m'attend avec John.

- Dean et Sam seront là ?

- Sûrement Dan, sûrement...


Le véhicule démarrait dans un brouhaha de tout les diables et s'en allait dans l'agglomération, disparaissant à jamais, de cette ville campagnarde dans la joie et la bonne humeur...

Le vent caressait le visage de Harper, qui ne tardait guère à rouvrir les yeux, tout en affichant un léger sourire fort chaleureux. Il était là, dans ce parc, face à Nina qui attendait les premières notes pour danser au rythme de la leçon. Dan ne doutait nullement de sa protégée et savait pertinemment que cette dernière allait acquérir l'expérience nécessaire pour survivre en cas, de coup dur. Aussi s'approchait-il de cette dernière qui était en position et l'observait l'espace d'un instant avant de prendre la parole.

- Attaque moi, Nina... Donne tout ce que tu as.

La meilleure défense était l'attaque mais la violence gratuite n'était jamais la solution. Trop facile, si injuste... C'était une recommandation qu'avait enseigné Ethan voilà bien des années et qui après tout, était toujours d'actualité.



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Dim 2 Nov - 13:21
Si Cernunnos ne s'attendait pas à grande chose, elle n'était absolument pas préparée à ce que sa première - et seule - consigne fut d'attaquer. Attaquer... Comment ? Un coup de poing ? Un coup de pied ? Non, mauvaise idée, il y avait de trop fortes chances pour qu'elle tombe et elle espérait bien restée debout encore quelques minutes. Non pas qu'elle avait peur de se blesser, pas plus qu'elle ne craignait de blesser Dan, pour tout dire. "Un chasseur sachant chasser doit savoir chasser un bras dans le plâtre.", voilà ce que l'on apprenait rapidement quand on empruntait cette voie et de fait, aucun d'eux ne redoutait de finir un simple entrainement couvert d'ecchymoses. Certains en venaient même à se dire que s'ils ressortaient sans la moindre égratignure revenait à ne pas avoir fait les choses correctement. Nina n'en était pas là, mais elle ne craignait pas pour autant de se prendre un coup potentiellement douloureux.
Seulement rien de cela ne l'avançait : avoir pour seule indication d'attaquer ne signifiait rien pour elle. Prise au dépourvu, elle tenta de se souvenir de ce que ses parents avaient à une époque désespérément essayer de lui enseigner, mais rien. Nada. Le néant. Cela ne surprenait pas la jeune brune, mais elle aurait bien aimé disposer d'un quelconque indice sur ce qui pourrait être une bonne manière de commencer. Elle avait bien conscience qu'elle perdait du temps à tergiverser comme elle le faisait, mais elle n'avait vraiment aucune envie de décevoir l'autre chasseur. Pas déjà. Mais alors quoi ? Que pouvait-elle bien faire ? Elle savait bien qu'elle ne parviendrait en aucun cas à réussir son assaut, parce que c'était précisément pour cette raison qu'elle s'entraînait, mais cela ne signifiait pas pour autant qu'elle devait faire n'importe quoi et advienne que pourra, si ? Elle ne parvenait pas à s'y résoudre ; sans doute lui avait-on trop bien appris à faire les choses correctement où à ne pas les faire.

De toute manière, réalisa-t-elle, elle se trouvait bien trop près pour avoir recours aux méthodes les plus simples qu'étaient par exemple chercher à fracasser le nez de son adversaire. En effet, elle avait repris sa place, après avoir déposé Alecto sur le banc dégradé et se trouvait auparavant, soit à moins d'un mètre du chasseur. Encore une fois, elle en revenait donc au point de départ. Seulement elle choisit cette fois de ne pas se laisser démonter puisque de toute façon, quoi qu'elle tente elle n'avait rien à perdre. Si elle ne pouvait pas agir en chasseuse expérimentée, elle pouvait au moins se comporter en humaine pure et dure. En général, quand une femme devait s'en prendre à un homme, le plus simple et le plus efficace restait de viser les parties sensibles. N'ayant pas de meilleure alternative à portée de méninges, elle se décida à agir. Pas trop tôt ! Plusieurs secondes devaient s'être écoulées, déjà, et elle ne pouvait se permettre de traîner encore en longueur.
Aussi rapide que possible, elle passa ses mains derrière la nuque de Dan pour prendre un point d'appuis et ne pas risque de se déséquilibrer elle-même et lança sa jambe gauche en arrière avant de la ramener pour porter son coup. Se prévoyant une marge d'erreur, elle m'y mit pas toute la force qu'elle avait et la vitesse non plus, afin de pouvoir frapper à la hanche. Le but n'était pour le moment pas de blesser. Elle savait bien que cela n'arriverait pas et, sans partir perdante, elle ne se faisait pas d'illusion : son professeur temporaire trouverait un moyen de parer le coup. En premier lieu, à la seule seconde où elle avait cherché à prévoir la stabilité, il avait dû comprendre ce qu'elle entreprenait, ce qui lui donnait un temps d'avance. Mais même sans cela, le seul fait qu'elle se soit mordu la lèvre inférieure et qu'elle ait détourné les yeux devait en dire long. Elle n'avait pas vraiment conscience de ces mouvements et quand bien même on lui aurait fait remarqué, elle n'aurait absolument pas su dire ce que cela signifiait. Et de toute manière, devait-on forcément regarder celui ou celle que l'on attaquait dans les yeux ? Elle finirait bien par le savoir, pour le moment, elle allait d'abord devoir faire face à la riposte de son ami et presque frère... Et tenter d'y résister !
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Dim 14 Déc - 18:06
Avec une certaine rapidité, la jeune femme attrapait l'arrière de la nuque de son ami et lançait la jambe gauche en direction d'une de ses hanches. Dan comprenait l'aspect de l'attaque et profitait de l'élan du coup à venir pour faire basculer Nina sur le côté à l'aide de son flanc. En toute logique, l'élève tombait au sol avec une rapidité déconcertante. L'homme s'agenouillait alors à son niveau et lui adressait un léger sourire, à la fois provocateur comme rassurant.

- Je constate avec plaisir que tu as fais des progrès depuis notre dernière rencontre mais tu as toujours la même, mauvaise habitude à savoir indiquer tes coups à l'avance. Déclarait-il, tout en tendant la main, afin de relever son amie. Il faut que tu frappes pour neutraliser au plus vite, surtout vu ton gabarit. Tu es plutôt petite et avouons pas bien costaud aux premiers abords. Et là, où tu pourrais y voir de la critique, je vois au contraire un avantage plus que certain. Tu peux jouer l'effet de surprise... Laisser le loup approcher avant de lui donner le coup de grâce... Et je pense que nous allons nous baser sur cela !

Sans crier garde il attrapait le poignée de son amie avant de retourner son bras et de mettre son coude à l'envers. Suite à quoi et avec son autre bras, il faisait signe de casser l'articulation coudière.

- Comme cela... Une simple pression avec mon coude et j'explose le tien.

Il lâchait la prise et donnait un coup de pied sur le côté d'un de ses genoux faisant tomber au sol, une nouvelle fois, son amie qui semblait perdue par ce changement de comportement soudain et inattendue.

- Une attaque un peu plus forte à ce niveau là et c'était le genou qui y passait.

Et encore une fois, il lançait une attaque. Cette fois-ci c'était un coup de poing qui partait en direction du visage et plus précisément du nez. Mais contre toute attente, il stoppait nette son ascension barbare.

- Et là, j'éclate ton nez, envoyant ton arête nasal dans le cerveau.... Provoquant la mort !

A nouveau, le jeune homme s'agenouillait à son niveau et tentait de rassurer son amie que toute cette démonstration de violence touchait à son terme. Il voulait être chaleureux.

- Tu vas bien ? Désolé pour cette excès de zèle mais je pensais que tu comprendrais mieux la chose, si tu en étais toi-même victime. L'effet de surprise est aussi important que la rapidité ou autre précision.

Les deux jeunes gens étaient debout et dans un geste presque fraternel, Dan retirait les quelques saletés qui avaient crut bon de trouver refuge sur Nina. Une fois ceci terminait, il montrait un nouveau coup au ralenti à savoir une manchette au niveau de la gorge. Ou encore, claquer les oreilles afin t'étourdir. Puis, il remontrait l’enchaînement qu'il avait effectuée sur elle, quelques instants auparavant mais sans taper. Et c'était avec joie, qu'il constatait que son élève apprenait rapidement. En cas de perte de son précieux Alecto, elle aurait de quoi se défendre, créer une diversion. Elle était bien plus coriace que ce que la plupart des gens pourraient croire et c'était tout à son honneur.



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