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Le monde a tremblé... Du sang a coulé et ce qui n'aurait jamais du avoir lieu s'est produit : Une porte des enfers a été entrouverte.

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Mer 3 Déc - 4:28
Roulée en petite boule sur le sol dur et froid j'encaissais coups après coups, mes mains plaquées sur ma tête dans le but de tenter de la protéger du mieux que je le pouvais. Plus loin j'entendais Logan hurler de douleur, son corps entièrement entravé par des chaînes. Sa souffrance était telle qu'elle lui déchirait la gorge, rendant sa voix de plus en plus rauque. Il avait mal et je ne pouvais absolument rien faire. Pendant ce temps notre ravisseur ne cessait de me frapper autant avec ses pieds qu'avec ses poings. Les coups pleuvaient, s'abattaient sur mon dos, défonçaient mes côtes, répandaient avec intensité des ondes de douleurs étouffantes et poignantes. Je pleurais à chaudes larmes, épouvantée par tant de cruauté et de violence.

- Arrête, pitié arrête!

Mais Kierkan ne m'écoutait pas. Il continuait de se défouler sur moi sans jamais montrer une once de faiblesse.  Il me crachait un paquet d'insultes, se réjouissait de voir Logan se tordre de douleurs, ricanait de nous voir souffrir tous les deux.

- Mon amour je t'aime!

Le fou m'avait obligée à me redresser tout en me laissant à genoux, avait appuyé la lame d'un couteau contre ma gorge. Lentement il la fit glisser sur ma peau, appuyant avec une force constante qui allait inévitablement m'être fatale. Quand du sang chaud se mit à couler sur ma poitrine et que l'air cessa tout à coup d'entrer par ma bouche je me mis à tousser fortement, étouffée par un flot de sang obstruant toutes mes voies respiratoires. Mes mains entravées étaient tendues vers Logan, comme pour tenter de le toucher une dernière fois. Malheureusement cela ne se réalisa pas. Mes yeux se fermèrent graduellement jusqu'à ce que le noir m'enveloppe pour de bon.


**

J'ouvris brusquement les yeux, étouffée par ma salive. Mon cœur battait à cent à l'heure et refusait de se calmer. J'étais étendue sur le plancher de ma chambre, seule et complètement terrifiée. Ramener mon esprit à la réalité était extrêmement difficile. Je restais à moitié enfoncée dans mon cauchemar, le reste de mes pensées luttant de toutes leurs forces pour me faire prendre conscience que tout ceci n'était qu'un très mauvais rêve. Ma respiration était hachurée, instable et surtout excessivement désordonnée. Mon corps endolorit gisait sur le sol, preuve de la violence de mes songes. J'avais dû remuer au point d'en tomber en bas de mon lit. Cela avait donc, fort heureusement, provoqué mon réveil.

Petit à petit, les images de Kierkan s'estompaient. Ma peur cependant, demeurait forte et oppressante. Logan n'était pas là. Il était partit quelques heures plus tôt pour rencontrer un client afin de prendre une nouvelle commande. J'en avais donc profité pour faire une sieste, pensant innocemment pouvoir récupérer un peu des heures de sommeil que Kierkan me volait à chaque nuit. Ça avait été une erreur, visiblement, puisqu'il m'avait poursuivit jusque dans celles-ci...

- Logan!

Je pleurais, tremblante et effrayée. Le vent soufflait dans les branches dénudées de feuilles. Je les entendait cogner avec régularité contre la fenêtre et cela me terrifiait.  J'avais l'impression que Kierkan m'observait, caché entre les arbres. Comme l'hiver approchait à grands pas et qu'en plus le ciel était couvert je n'y voyais rien. J'avais l'impression d'être en début de soirée. Pourtant il n'était que seize heures.

- Logan!!

Assise par terre je pleurais, paniquée. À chaque fois que j'osais regarder par la fenêtre ou que les branches égratignaient cette dernière ma peur augmentait. Tout à coup je bondis sur mes pieds, poussée par une envie pressante de sortir de la maison alors que j'étais vêtue que d'une chemise de nuit. Quand mes pieds nus se déposèrent sur le porche glacé un gigantesque frisson me secoua le corps de bord en bord. Mon inconscient me guida par la suite vers le cabanon, là où se trouvaient divers outils de jardinage ainsi que la tondeuse à gazon. Ma main trouva un vieux tournevis à tête plate et se referma dessus avec force. Ce qui suivit ne fut qu'un long cri qui fendit l'air :

- Manakel!!!!
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Mer 3 Déc - 14:40
Maintenant que Jessica faisait de nouveau partie de ma vie, ce sentiment profond de vivre en n'étant qu'une copie partielle de mon être avait pu devenir une histoire ancienne, car ma mission personnelle avait pu à elle seule recoller tous les morceaux brisés par sa perte d'autrefois. Beaucoup d'années étaient passées, et Jessica s'était métamorphosée en une ravissante jeune femme, mais rien n'avait changé entre nous. Mon attirance pour elle, celle que j'avais ressentie lors de notre toute première rencontre et qui ne m'avait jamais quitté, restait intacte. Pour preuve, à peine l'avais-je revue que tout mon être n'arrêtait pas de me rappeler cette évidence profonde, le fait que Jessica était ma mission personnelle et que je n'allais jamais l'abandonner. J'en étais tout simplement incapable... Un ange aimait tous ses protégés, et j'aimais Jessica...sauf que c'était bien plus important qu'une simple relation d'ange et de protégée. C'était un lien d'une force inégalable, que personne ne pourrait certainement comprendre à ma place, mais dont je ne pourrais certainement jamais me défaire. Je pourrais tout simplement tout faire pour Jessica...absolument tout.

La présente journée avait débuté d'une façon ordinaire. Au petit matin, un cri de détresse d'un de mes protégés m'était parvenu et j'avais du ainsi me rendre auprès de lui. Était-il poursuivi par un démon ? Une autre menace surnaturelle ? Ce n'était heureusement rien de tout cela. Le pauvre Harry venait en effet de faire un cauchemar terrifiant, le même se répétant depuis deux semaines maintenant. À chaque fois qu'il hurlait, il m'alertait en me demandant de vivre...pour le calmer et le rassurer. C'était sans cesse le même cirque. Depuis qu'il avait été attaqué par un démon, le pauvre Harry ne cessait pas de faire des cauchemars concernant ce démon (heureusement défunt) mais il s'imaginait qu'une armée d'autres démons risquait de surgir de nulle part pour recommencer la manœuvre de leur défunt collègue. Je le calmais à ce sujet, chaque jour, mais répéter le même cirque sans arrêt était épuisant à longue, même pour un ange. Heureusement, sa femme semblait avoir réussi à le convaincre de consulter quelqu'un, pour tenter de calmer ses angoisses. Peut-être que ma venue de ce jour allait alors être la dernière.

Après ma visite chez Harry l'éternel effrayé, un moment plutôt étonnant se produisit. Il y avait une boutique non loin de chez lui où étaient vendus divers bijoux. L'un d'entre eux m'avait attiré, sans que je ne puisse expliquer pour quelle raison. J'entrais alors pour faire ce que les humains appelaient plus communément un achat. Une fois ce dernier effectué, et ma carcasse entraînée hors de la boutique, mon être fut secoué par un appel intense...mais surtout terrifiant. Jessica m'appelait. La panique et la douleur ressenties dans sa voix m'effrayaient. Quelque chose avait du lui arriver. En vitesse, je me téléportais pour me rendre sur place, devant un cabanon dans lequel la douce Jessica semblait s'être réfugiée.

Pour ne pas entrer à l'intérieur violemment et accentuer la frayeur de la jeune femme, je devais agir en douceur. Je me postais devant la porte d'entrée du cabanon, pour me mettre à lui parler.


- Jessica...je suis là...

Pour tenter de la rassurer, je poursuivis mon discours, pour lui affirmer que nous étions seuls.

- Il n'y a personne d'autre que moi ici, je t'en fais la promesse. dis-je avant d'ajouter le détail le plus important, que je pensais être la source de sa peur. Kierkan n'est pas là Jessica...il n'y a que moi.

Sentir autant de frayeur chez Jessica m'inquiétait énormément. J'avais peur pour elle...peur qu'il lui soit arrivé quelque chose.

- Tu n'as rien à craindre avec moi...rien...je viens te rejoindre.

J'ouvris la porte, tout doucement, et là je la vis, apeurée, et armée d'un tournevis à tête plate.

- Oh Jessica... dis-je en m'approchant d'elle, pour au final la prendre dans mes bras pour la caresser, toujours tout en douceur. Chuuuut je suis là...chuuuut ça va aller...

En silence, je continuais de la caresser, pour pouvoir la calmer et la rassurer simplement par mes gestes. Je n'osais au départ pas lui demander ce qui avait bien pu lui arriver, mais j'allais pourtant le faire. Il fallait à tout prix que je sache ce qui l'avait mise dans cet état.

- Raconte-moi ce qui s'est passé Jessica... dis-je en continuant de la caresser.
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Mer 3 Déc - 17:01
Pelotonnée en petite boule tremblotante tout au fond du cabanon je gardais mon arme improvisée en mains, pas du tout menaçante et surtout très peu crédible. En avais-je réellement conscience? Peut-être. Peut-être pas... ou peut-être un tout petit peu. Le problème était que je n'avais pas toute ma tête. Cela s'expliquait par le fait que, cherchant une fois pour toutes à dormir solidement j'avais osé mélanger deux ingrédients incompatibles, à savoir une dose plutôt généreuse d'alcool ainsi que des médicaments destinés à combattre le rhume, un mal dont je n'étais évidemment pas atteinte.  Lasse de passer des nuits mouvementées et à peu près vides de sommeil, j'avais décidé de me préparer un cocktail un peu trop puissant, pensant pouvoir éclipser les cauchemars et donc, mieux dormir. Je m'étais carrément imposée une sieste forcée alors que mon bien-aimé était absent pour tout l'après-midi. Ma recette avait fonctionné en partie; en moins de trente minutes je m'étais effondrée sur le lit, complètement assommée. Le problème toutefois était que le mélange n'avais pas chassé les mauvais rêves. Par conséquent je m'étais réveillée en sursaut une heure plus tard, paniquée et égarée. Vu tout ce que j'avais ingéré et le peu de temps écoulé j'étais donc encore pas mal k.o.  J'étais légèrement ivre en plus d'être engourdie par une surdose de médicaments. Ceci combiné à mon réveil brutal m'amenait à tanguer par intermittence entre cauchemar et réalité.

Quand j'avais fuis vers le dehors et mis mes pieds sur le porche glacé, une partie de la réalité m'avait temporairement rattrapée. Peu après un souffle de vent inquiétant m'avait poussée à me cacher dans le premier bâtiment s'offrant à ma vue, à savoir le petit cabanon de bois situé non loin de la piscine.  Je m'y étais engouffrée en vitesse, avais trouvé, à tâtons, un outil qui allait me servir d'arme en cas d'attaque. Autour de moi le vent soufflait, fort et froid.  Il s'immisçait entre les planches du cabanon, me glaçait le sang autant par sa froideur que par ses caresses furtives.  Dans mon coin je frissonnais, épouvantée. J’essayais de toutes mes forces de remettre mes idées en place mais je n'y parvenais qu'à moitié. Ma main libre frottait énergiquement mon visage, comme pour tenter de me réveiller pour de bon et m'amener à réagir de la meilleure manière possible. Ce geste à demi efficace eut le mérite de me ramener vers la réalité le temps d'appeler au secours une personne qui m'était extrêmement chère : Manakel, mon ange gardien, étant donné que mes appels précédents étant destinés à Logan n'avaient pas portés fruit. Grelottant de froid, j'attendis. J'attendis très peu de temps car en moins d'une minute une voix familière se fit entendre. Cette voix je la reconnaissais parfaitement, il s'agissait hors de tout doute de celle appartenant à Manakel. Malgré cela je tressaillis par crainte de me faire piéger par Kierkan. Pourtant, il était à peu près impossible que je me trompe. Une pareille douceur ne se retrouvait que chez deux personnes : Logan et Manakel. Kierkan ne pouvait pas être capable de les imiter.

Ce constat fait, je voulus dire à Manakel d'entrer et de venir m'aider mais j'en étais incapable. Mes lèvres refusaient de s'ouvrir. Ma gorge était tant serrée qu'aucun son ne parvenait à s'en échapper. Je ne faisais que trembler avec violence. J'aurais pourtant dû être rassurée mais je n'y parvenais pas même si Manakel m'assurait être seul. Quand la porte s'ouvrit tout doucement ma main "armée" se tendit vers l'arrivant en même temps que mon corps se pressait encore plus contre le fond de la cabane. Je reconnaissais Manakel. Tout mon être me criait de ne pas m'en faire, que j'étais maintenant en sécurité mais malgré cela je restais très craintive et effrayée. Je ne fis toutefois pas un seul geste menaçant lorsque mon ami s'approcha de moi. Quand il me prit dans ses bras le tournevis tomba sur le sol, libéré de ma poigne. Ma main s'agrippa alors fortement à Manakel au point d'en faire blanchir mes jointures. Je voulais lui parler mais ma gorge refusait toujours de fonctionner alors je ne pouvais que m'accrocher à lui et pleurer en silence dans ses bras, paralysée de peur et de froid. Étourdie et encore quelque peu perdue, je gardais mes yeux fermés pour éviter de voir le monde tanguer. Je me concentrais sur les caresses de Manakel, cherchais un peu de chaleur en demeurant auprès de lui. Le froid m'aidait à prendre peu à peu conscience de la réalité, chassait graduellement le brouillard de mon esprit. La présence de Manakel contribuait également à me ramener à la vie. Dans ses bras comme dans ceux de Logan je fondais, je me calmais, je retrouvais un rythme cardiaque normal et régulier.

- Manakel...

Je parlais enfin, non sans quelques difficultés, cependant.

- Ne me lâche pas...

Je m'agrippais à lui avec une force qui me surprenait, ma figure nichée contre son torse comme si je tentais d'entrer en lui.

- Dis-moi que tu es réellement là, que je ne rêve pas...

Même si je retrouvais tranquillement un peu de la réalité je restais tout de même engourdie et amochée. Je voulais croire que Manakel était réellement auprès de moi. Je voulais que ces caresses qu'il déposait doucement sur mon corps soient vraies, qu'elles ne soient pas le fruit de mon imagination.

- Ces cauchemars me tuent... Il est toujours là, toujours... À chaque nuit il recommence son manège, à chaque nuit il revient nous faire du mal, à Logan et à moi.  À chaque nuit je reçois ses coups, encore et encore... j'entends son rire, j'entends Logan hurler...

Un gigantesque frisson secoua mon corps, me fit temporairement relâcher ma prise sur Manakel. Pendant je ne sais combien de temps je perdis toute notion de la réalité, un étrange sommeil m'ayant avalée sans prévenir. J'étais épuisée et cela se voyait parfaitement sur mon visage quand on s'y attardait un tout petit peu. Tout à coup une image de Kierkan se penchant sur moi apparut devant mes yeux clos, m'obligea à me réveiller dans un cri épouvanté. Mes mains s'agrippèrent aussitôt à Manakel avec un désespoir déchirant.

- Aide-moi, pitié...
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Mer 3 Déc - 19:09
Rien qu'en tenant Jessica dans mes bras, je parvenais à sentir à quel point elle était apeurée, et ce sentiment me fendait le cœur. Percevoir de la souffrance chez n'importe qui me faisait mal mais le fait qu'il s'agisse de Jessica avait encore plus d'impact que d'habitude sur moi. Elle était essentielle pour moi... Je voulais juste tout faire pour qu'elle puisse être heureuse, alors il fallait vraiment que je l'aide, que je prenne soin d'elle. Il était hors de question de la laisser dans cet état. Ainsi, je la tenais dans mes bras, tout en délicatesse, pour prendre le temps de la caresser et tenter de la rassurer petit à petit, d'abord par les gestes puis par mes paroles par la suite. Le but était que Jessica parvienne à se sentir en sécurité et à chasser cette peur que Kierkan lui inspirait, une peur justifiée, mais surtout extrêmement nocive. Cette peur l'empêchait de reprendre une vie parfaitement normale. Je ne pouvais certes pas effacer la peur aussi facilement que je pouvais effacer les blessures, mais il y avait tout de même quelque chose à faire dans ce type de situation. Il fallait surtout ne pas abandonner la personne effrayée et tenter de ramener en elle ce sentiment de sécurité qu'elle perdait en s'enfermant dans la peur. Je devais faire ceci pour Jessica, mais je sentais au fond de moi que quelque chose était différent aujourd'hui. La jeune femme ne semblait en effet pas être dans son état normal, comme sous l'emprise d'un mélange un peu dangereux. Peut-être avait-elle cherché à tout faire dans le but de trouver le sommeil et d'effacer ses cauchemars, mais ce n'était malheureusement pas la bonne solution. C'était juste une bonne façon de mettre en danger sa santé, et non d'arranger le moral.

- Chuuuut...je suis là pour toi Jessica...chuuuut... lui dis-je, toujours tout en douceur. Mon objectif étant de la rassurer, je ne me voyais pas agir avec violence...en même temps la violence ne faisait pas partie de mon être. Je suis vraiment là, avec toi. Tu es en sécurité dans mes bras. Je ne vais pas te lâcher, ni même t'abandonner...jamais de la vie.

Jessica pouvait compter sur la justesse de cette vérité, qui était une pure évidence pour mon esprit. Je tenais à elle...elle était ma mission personnelle. Maintenant qu'elle était de retour dans ma vie, il était hors de question que je l'abandonne. Son importance pour moi était si forte que je ne pourrais clairement jamais vivre sans elle.

- La réalité elle est là Jessica...elle est dans mes bras...laisse-toi aller...calme-toi...ceci n'est pas un rêve. Je suis là pour toi, pour te protéger. Si un danger te menace, crois-moi qu'il devra d'abord me passer sur le corps avant de songer à atteindre le tien.

Je continuais à la caresser, mais également à tenter de la réchauffer. La pauvre, elle était frigorifiée...

Jessica me raconta alors l'horrible vérité. Toutes les nuits, elle était sans arrêt atteinte par de terribles cauchemars concernant ce psychopathe de Kierkan, qu'elle revoit en train de torturer Logan mais de la torturer également elle-même.


- Oh Jessica...non...

Ce pourri l'avait vraiment traumatisée...je le sentais vraiment...et je n'aimais pas ça du tout.

J'allais poursuivre mes paroles quand je sentis Jessica tout d'un coup être avalée par une sorte de sommeil soudain, qui confirmerait mon hypothèse du mélange dangereux...mais également celle de l'épuisement. Jessica était vraiment morte de fatigue, et toujours en proie à ses cauchemars. À peine s'était-elle laissée aller dans ce sommeil qu'elle se réveilla en sursaut, en poussant un cri d'épouvante. Encore un cauchemar...


- Jessica...Jessica chuuuuuut....chuuuuuuut.

Je n'aimais vraiment pas la voir dans cet état...c'était très difficile...

- Jessica...s'il te plait regarde-moi. Concentre-toi sur ma voix, simplement sur ma voix. La réalité elle est ici...je te le promets. Kierkan n'est pas ici avec nous. Il n'y a que toi et moi...juste nous deux, d'accord ? Nous sommes seuls Jessica. Il n'y a personne d'autre. Le cauchemar n'est qu'un cauchemar...la réalité elle est ici, dans cette étreinte qui nous unit. lui dis-je, en la regardant, vraiment inquiet pour elle. Je suis là...pour te protéger.

Jessica était vraiment frigorifiée. Si peu vêtue, elle risquait vraiment de prendre froid...de tomber malade...bref c'était plutôt dangereux de continuer sur cette lancée. Il fallait qu'elle rentre chez elle, au chaud. C'était primordial, mais allait-elle accepter de bouger et de faire ce chemin avec moi ? Je n'en avais aucune idée.

- Jessica...tu es vraiment frigorifiée. Ce n'est pas bon pour toi... lui dis-je avant de faire la fameuse proposition. -  Il faut vraiment rentrer à l'abri, au chaud...ça t'aiderait à te sentir un peu mieux.

Histoire de continuer de la rassurer, j'enchaînais avec ce petit détail.

- Je ne te quitte pas, je te le promets...
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Jeu 4 Déc - 1:31
Il était incroyable de voir combien j'étais détruite quand on pensait à quel point les deux semaines passées au chalet s'étaient parfaitement déroulées. Logan et moi n'avions été victime d'à peu près aucun cauchemar. Nous avions passé des vacances de rêve, avions récupéré, guéri plusieurs de nos blessures. Toutefois, dès que nous avions remis les pieds dans notre demeure de Huntfield les problèmes étaient revenus en grand, plus imposants et plus traumatisants que jamais. Les nuits s'étaient tout à coup dégradées, le moral avait planté, l'humeur avait changée. J'utilisais le "nous" car je ne pensais pas me tromper en affirmant que Logan était affecté de la même manière que moi. Je le voyais souvent griffonner dans un carnet, la mine défaite, le regard triste, inquiet, apeuré. Je n'aimais pas ça. Il était évident que notre retour à la maison avait provoqué tout ceci. Pour preuve, voilà que je me retrouvais pétrifiée de peur et de froid, amochée, engourdie et nichée dans les bras d'un ange qui faisait tout ce qui était en son pouvoir pour prendre soin de moi.

J'accordais à Manakel une confiance aveugle. Pas seulement parce qu'il était un messager de Dieu, non... Manakel était celui qui avait pris soin de moi lorsque j'étais une toute petite fille. Il était un ami sincère et dévoué aux intentions plus que parfaites. Il était doux et attentionné. Il était merveilleux. Il m'aimait et je l'aimais. Profondément. Je savais qu'il n'allait jamais m'abandonner. Il en allait de même pour moi. Même si je n'avais pas ses pouvoirs, même si je ne pouvais pas me téléporter vers lui à volonté j'allais toujours répondre présente dès qu'il me le demanderait. Toujours.

Dans les bras de Manakel, je tanguais entre la réalité et le rêve. Je savais maintenant qu'il était là pour de vrai, que j'étais en sécurité auprès de lui et pourtant je continuais de me sentir mal. Ma position était inconfortable, il faisait froid et je ne me sentais pas bien à cause de tout ce que j'avais avalé dans une vaine tentative de retrouver un sommeil paisible et calme. Par conséquent il m'arrivait de perdre le fil du temps et donc, de la réalité. Je plongeais par intermittence dans un sommeil agité pour en ressortir en sursaut, effrayée et de plus en plus frigorifiée. À ce moment mon esprit tentait tant bien que mal de s'accrocher à la voix de Manakel, à l'écouter me rassurer tout en profitant du mieux que je le pouvais de ses tendres caresses. Quand il me demanda doucement de le regarder je dû faire un effort considérable pour ouvrir les yeux et trouver les siens. Le regard qu'il plongea sur moi me fit doublement frissonner. Manakel était terriblement inquiet. Tout ceci était de ma faute. Je m'en voulais énormément.

- Pardon...

Mes doigts gelés se levèrent péniblement pour aller effleurer sa joue avant de retomber lourdement contre ma poitrine dans l'espoir d'aller chercher un peu de chaleur. Je ne pus qu'acquiescer à l'évidence qu'il fallait entrer à l'intérieur de la maison afin que je puisse me réchauffer convenablement. Demeurer ici, dans ce cabanon pas du tout isolé en proie aux vents forts de novembre allait définitivement signer mon arrêt de mort.

- J'ai froid Manakel...

Mes dents claquaient, signe que ça n'allait plus. Mes membres étaient raides comme de l'acier, remuaient difficilement. Je n'allais jamais être capable de me lever pour marcher jusqu'à la maison. Qui plus est, j'étais pieds nus et à peine vêtue. J'avais impérativement besoin de soutien pour pouvoir me rendre chez moi et retrouver la chaleur de mon domicile... même si y retourner me rebutait énormément. Au moins, j'avais la confirmation que Manakel allait rester avec moi, qu'il n'allait pas me quitter. Cela m'apaisait grandement.

- Il le faut... que tu restes... avec moi... Manakel...

Ma phrase avait été entrecoupée de tremblements produits par mon grelottement. J'étais tellement rigide que je commençais à ressentir de la douleur musculaire à divers endroits de mon corps.

- Car je dois t'avouer quelque chose...

Quelque chose que j'avais sur la conscience depuis plus d'un an déjà et qui s'était aggravé dernièrement. Un soucis qui aspirait mon énergie avec force et qui ne me permettait plus de vivre ma vie aussi librement qu'auparavant. Ne pas en avoir parlé n'avait fait qu'empirer la chose. L'heure était venue d'en parler et Manakel était la personne toute désignée pour recevoir cette confidence que je m'apprêtais à lui faire mais avant je devais retrouver un peu de chaleur afin de parvenir à me réchauffer et reprendre mes esprits.

- Reste avec moi...

Je m'agrippais à nouveau à lui, des larmes silencieuse glissant furtivement sur mes joues.

- Je te fais confiance... je sais que tu ne me jugeras pas...

Ma poigne se relâcha quelque peu, devint tranquillement une caresse que je fis à son torse tandis que mes yeux se refermaient paisiblement.

- Je te fais confiance Manakel...
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Jeu 4 Déc - 2:34
L'état actuel de Jessica m'inspirait énormément d'inquiétude et parvenait dans le même temps à me fendre le cœur dans une terrible profondeur. Je tenais tellement à elle que l'idée de la voir souffrir de cette façon était pour moi inconcevable. Pour cette raison, j'allais faire tout ce qui était en mon pouvoir pour lui venir en aide. Jamais je n'oserais abandonner une si douce âme comme la sienne alors que je la sentais brisée par cette horrible souffrance. Je voulais l'aider et il s'agissait à mon sens de la façon la plus appropriée d'y parvenir. Jessica avait besoin que quelqu'un reste pour prendre soin d'elle. J'allais remplir ce rôle, être ce soutien capable de la guérir et de la soulager comme elle le méritait. C'était important, voire même essentiel pour moi, car jamais je ne m'étais autant attaché à qui que ce soit avant de la rencontrer et d'être attiré par elle. En même temps, si Jessica était devenue ma mission personnelle ce n'était pas sans aucune raison. Je l'aimais. J'aimais profondément Jessica, et il s'agissait d'un amour dépassant celui qui m'unissait naturellement à mes protégés. Elle n'était autre que la personne que j'allais sans cesse chercher à protéger, histoire qu'elle puisse enfin vivre durablement heureuse et non en étant torturée comme ce qui se passait à l'heure actuelle. Le besoin de Jessica se détectait assez facilement. Il était nécessaire qu'elle parvienne à se sentir en sécurité auprès de quelqu'un capable de la rassurer. Afin de pouvoir faire de mon mieux pour l'aider, je continuais d'agir en douceur, histoire que ma seule présence parvienne à effacer progressivement les peurs qui la dévoraient à l'heure actuelle.

Au sujet de mon inquiétude, Jessica s'excusait de me la provoquer, mais elle n'avait pourtant en aucun cas besoin de le faire. Ce n'était pas de sa faute si elle avait autant peur et autant mal... En même temps, qui souhaiterait être dans un état pareil ? À mon sens personne ne pouvait faire un vœu aussi absurde.


- Ne t'excuse pas Jessica...tu n'as vraiment pas besoin de le faire. Crois-moi, tu n'es responsable de rien.

Je la caressais, toujours tout en douceur, pour pouvoir la calmer mais également la réchauffer, car je sentais à quel point la pauvre était frigorifiée. Il était urgent de la réchauffer, pour éviter qu'elle ne mette sa vie en danger, une chose que je refusais de voir arriver.

- Chuuuuut Jessica...chuuuuut...reste avec moi. Je ne t'abandonne pas. Jamais je n'oserais te laisser tomber.

Ce que Jessica m'avoua par la suite provoqua ma surprise. Elle semblait avoir une confidence à me faire, et elle voulait le faire parce qu'elle savait que je n'allais pas la juger. Que se passait-il ? Qu'avait-elle donc besoin de m'avouer d'aussi important que cela ? À ce moment précis, de nombreuses questions tourmentaient mon esprit, mais je ne préférais pour le moment pas les exprimer à voix haute, toujours pour ne pas brusquer Jessica et agir en douceur avec elle...

- Je reste avec toi...toujours...je te le promets.

C'était une promesse essentielle à mes yeux et que j'allais forcément tenir. Après tout, Jessica était ma mission personnelle non...? Il était normal que je prenne autant soin d'elle et surtout que je me dévoue autant à cette tâche.

- Je vais te ramener à l'intérieur. Il le faut...tu es frigorifiée...et en danger. Je ne peux vraiment pas te laisser comme ça. Laisse-toi faire...d'accord...? Continue de me faire confiance comme tu le fais.

Je la soulevais, toujours en la tenant tout contre moi, histoire de ne pas briser ce bouclier que j'avais doucement pu mettre en place. Nous quittions alors le cabanon ensemble pour regagner le domicile de Jessica. Je la déposais devant la cheminée, avant de récupérer une large couverture, pour envelopper Jessica à l'intérieur d'elle. Ensuite, je ramenais quelques bouts de bois pour allumer un feu, histoire de pouvoir amener un peu plus de chaleur dans cette maison.

Je récupérais un gros coussin, histoire que Jessica puisse être assise confortablement devant le feu de cheminée. J'en pris un autre pour moi, pour prendre place auprès d'elle, et toujours la garder dans mes bras, histoire de continuer à la caresser tout en douceur.

- Voilà...un peu de chaleur va te faire du bien.

Je continuais à prendre soin d'elle, histoire qu'elle puisse continuer à se sentir en sécurité. C'était important pour moi.

- Dis-moi comment tu te sens...
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Jeu 4 Déc - 14:25
Comme Manakel me l'avait demandé, je me laissais faire. Il pouvait me manipuler à sa guise, je n'allais jamais protester. Je savais qu'il était là pour m'aider et me protéger; lutter contre de si belles et si pures intentions était tout simplement insensé. S'il y avait une personne en qui je pouvais entièrement avoir confiance sur cette Terre c'était bien lui. S'il existait un endroit où je pouvais me sentir en sécurité, c'était dans ses bras. Par conséquent je me laissais sagement transporter alors que mon corps refusait de bouger. Manakel me ramenait à la maison afin que je puisse être à nouveau à la chaleur et que je puisse me réchauffer convenablement. Je restais donc docilement accrochée à lui, mes yeux toujours fermés.

Une fois sortis du cabanon, un vent frisquet s'amusa à me faire frissonner et à raidir mon corps encore plus qu'il ne l'était déjà. Heureusement le trajet était court avant d'entrer chez moi. Parvenus à l'intérieur, la chaleur de mon domicile m'apaisa aussitôt même si je continuais quelque peu de geler. Manakel me déposa devant la cheminée et s'empressa ensuite de trouver une grande couverture pour me couvrir avant d'avoir la bonne idée d'allumer un feu. J'allais enfin avoir très très chaud. Mon ange me rejoint ensuite pour me prendre à nouveau dans ses bras, non sans avoir pris la peine de nous installer chacun sur un moelleux coussin.

- Merci...

J'avais les yeux humides tandis que je fixais les flammes qui léchaient avec appétit les bûches que Manakel avait déposé dans l'antre de la cheminée. Elle me rappelaient le sujet que je souhaitais aborder au moment où j'étais encore blottie contre lui dans le cabanon. Allais-je être capable d'en parler? Je l'ignorais. Pour l'heure je me laissais bercer par la douceur de mon ange gardien qui continuait toujours de s'inquiéter pour moi. Il me fallait à tout prix le rassurer.

- Je vais mieux... beaucoup mieux... grâce à toi...

Adossée à lui je continuais de regarder le feu qui ne cessait de gagner en ampleur. Maintenant, une intense chaleur s'en dégageait. Mon corps se réchauffait peu à peu, chassait les frissons et les tremblements. Mes membres étaient beaucoup moins rigides. J'osais même étirer le bras pour effleurer doucement Manakel du bout des doigts. Le toucher de cette manière me faisait énormément de bien. C'était à la fois étrange et réconfortant. Étrange parce que je n'avais pas coutume de toucher un autre homme que Logan, réconfortant parce qu'en caressant Manakel j'avais la preuve tangible qu'il était bel et bien avec moi et que je n'étais pas seule. J'aimais à croire que mes petites attentions lui plaisaient. Cette douceur inqualifiable qui nous enveloppait était intense et vraie. Je ne voulais pas qu'elle cesse. C'était pourquoi j'allais aborder le sujet qui me tracassait avec beaucoup de flegme afin d'éviter de tout briser. Pour ce faire, j'utilisais une voix monocorde, faible, basse et constante avec de petites pauses entre chaque phrase pour ne pas m'épuiser trop rapidement.

- J'ai des interrogations sur beaucoup de choses... Des interrogations que la majorité des gens se posent sans aucun doute à un certain moment de leur vie mais qui ne trouveront, pour la plupart, jamais de réponses. Je me demande, par exemple, si les gens qui commettent des crimes très très graves vont en enfer... Je me demande aussi si l'enfer existe vraiment, tant qu'à faire... S'il y a le diable, s'il y a le feu, la douleur, la souffrance... et si oui, quelle est la frontière à ne pas franchir pour éviter d'y aller...

Mes paroles pouvaient paraître très étranges sur le coup et pouvaient peut-être même déboussoler Manakel mais il allait comprendre un peu plus tard pourquoi j'abordais ce sujet s'il me laissait le temps de m'exprimer puisque de toute évidence j'avais retrouvé une bonne partie de mes esprits grâce à la chaleur du feu mais surtout grâce à la présence de mon ange gardien. Je ne me sentais plus perdue. Je ne nageais plus dans le brouillard. Cependant je restais épuisée mais tout de même beaucoup plus alerte que lorsque Manakel m'avait trouvée. Suffisamment alerte en tout cas pour profiter du moment et me permettre de me blottir davantage contre lui tout en étant en mesure de lui confier mes tracas.

- Je ne pense pas qu'une personne qui tue pour survivre soit forcément condamnée à l'enfer... un peu comme pour les cas de légitime défense, par exemple. Mais qu'est-ce qui arrive à une personne qui tue pour se faire justice? Parce que dans certaines situations, tendre l'autre joue n'est très certainement pas la bonne solution.

Surtout pas quand on vous avait fait prisonnier et qu'on vous torturait sans relâche...

- Pourquoi est-ce que Dieu permet à des personnes méchantes de faire du mal à des innocents? Pourquoi est-ce qu'il ne réagit pas?

Ma voix devint soudainement chevrotante. Discrètement, quelques larmes se mirent à rouler sur mes joues. Ma main trouva celle de Manakel, la cueillit doucement et la ramena près de mon cœur. Tranquillement, mon pouce se mit à tracer des demi-cercles sur le dessus tandis que mes doigts la pressaient délicatement contre ma poitrine.

- Je ne comprends pas. Toi qui est un messager de Dieu, saurais-tu me l'expliquer?
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Jeu 4 Déc - 20:27
À l'heure actuelle, l'état de Jessica m'inspirait énormément d'inquiétude, car je sentais la gravité de la douleur enfermée dans son cœur. Il suffisait de plonger dans son regard, pour voir à quel point elle était mal, mais également plonger dans le mien, pour voir que je n'aimais pas cela. Ainsi, un seul et unique souhait m'importait. Je voulais en effet lui venir en aide, dans le but de gommer peu à peu sa douleur. L'idée de la voir en train de souffrir était une vision beaucoup trop insupportable pour moi. Après tout, cette réaction était plus que normale compte-tenu de mes sentiments pour elle. Je l'aimais, à un point que personne ne pouvait réellement comprendre, mais qui était essentiel pour la poursuite de ma vie. Le fait de vouloir à tout prix préserver son bonheur était bien plus important pour moi qu'une simple mission. C'était ma raison d'être...

Histoire de pouvoir entretenir cette douce atmosphère que j'avais réussi à mettre en place, je restais tendre avec Jessica, la caressant avec une magnifique délicatesse, exactement comme elle le méritait. En me comportant ainsi, je souhaitais qu'elle puisse continuer à se sentir en sécurité auprès de moi, et il s'agissait à mes yeux de la seule manière de parvenir à ce résultat précis. Cela semblait en tout cas plutôt bien fonctionner, à en juger de ce que je ressentais à l'heure actuelle. Entre la Jessica que j'avais retrouvée et celle qui siégeait actuellement dans mes bras, il y avait un progrès encourageant. La douce Jessica se sentait un peu mieux et cela me soulageait réellement. Dans ce doux cocon que j'avais fabriqué exprès pour elle, la douleur n'y avait aucune place. Même si elle cherchait à s'en forger une, je n'allais pas la laisser passer. Il ne fallait plus que Jessica souffre de cette manière. Une douce âme comme elle ne méritait pas de subir ce genre de torture.

Dans le cabanon, Jessica avait exprimé le souhait de me parler de quelque chose d'important, car elle avait conscience que je n'allais pas la juger. Peut-être que quelque chose était en train de la tourmenter, ce qui expliquerait son état. J'allais l'écouter alors, sans l'interrompre, et surtout sans la juger. Elle méritait le respect pour son discours, même si ce dernier n'avait rien de bien rassurant. En résumé, Jessica était nourrie de bon nombre d'interrogations et la résolution de ces dernières la soulagerait. Ces questions étaient surprenantes...mais également tristes dans le même sens. Ce que je ressentais était assez étrange mais malgré tout logique, car je ne m'attendais pas à voir ce type de discours sortir de la bouche de Jessica.

Malgré ce que je ressentais tout au fond de moi, j'allais tout faire pour répondre à Jessica, en toute franchise, mais également sans rompre cette atmosphère sereine et sécuritaire que j'avais pu tout doucement mettre en place. C'était bien plus qu'important pour moi. C'était tout simplement vital, vu que cela concernait celle que j'aimais le plus sur cette Terre.

Je commençais à parler, tout en continuant de la caresser.


- Au fond de moi sommeille une conviction profonde. Je ne sais pas si tous les anges la partagent, mais je vais malgré tout te la dévoiler. dis-je avant d'entamer mes aveux. À mes yeux, une âme peut encore être sauvée d'une condamnation à l'Enfer, quand le mal n'est pas parfaitement ancré en elle. Si une âme est amenée à commettre un crime, mais qu'elle n'en retire aucune satisfaction, aucun plaisir, ou autre émotion étrange liée...bah au mal justement, c'est qu'elle n'a pas entièrement plongé vers le côté obscur et qu'une partie d'elle peut encore être sauvée. Bien évidemment, il faut voir si l'âme en question désire vraiment être sauvée...ce qui est une autre histoire, mais cette volonté est déterminante. On peut chercher à protéger quelqu'un à tout prix pour la préserver de tous les dangers existants, mais si cette personne n'a pas envie d'être sauvée, cette protection ne sert souvent pas à grand-chose.

Je poursuivis mon discours sur un plan de mon comportement personnel en rapport avec cette conviction profonde.

- En fait, c'est en accord avec ma conviction profonde que je ne condamne pas quelqu'un dès la première rencontre, ou bien dès la première erreur. C'est ainsi que je vois l'existence. Je crois au fait qu'une personne n'est jamais définitivement perdu. Je suis un éternel optimiste, quelqu'un qui perd difficilement espoir même quand la situation semble désespérée. Je continue de me battre, car cela en vaut la peine. Abandonner amènerait des âmes qui ne sont pas encore perdues à finir au fond d'un gouffre dont elles ne sortiront jamais. dis-je avant d'enchaîner sur la deuxième partie de ma réponse. En vérité, histoire d'être parfaitement honnête avec toi, j'ignore comment mon "père" voit les choses. Il y a tellement d'anges...et si peu de temps, qu'on ne peut pas vraiment dire qu'il y a de la place pour des discussions "normales". Cela fait un bail...que je ne l'ai pas vu, bien avant toute cette histoire de démons, de forces maléfiques...d'anges rebelles et tout ça. Peut-être a-t-il changé au point que je ne m'en rende pas compte...

Ce n'était pas forcément très rassurant un ange pas au courant des convictions de son père, mais je me voyais mal lui mentir à ce sujet...

- La première fois que je t'ai rencontrée Jessica, une force magnifique m'a littéralement attiré vers toi comme s'il fallait qu'on soit réunis. J'ignore comment l'expliquer, mais je sais juste que je ne vais jamais regretter le fait de t'avoir rencontrée, jamais de la vie.

Pourquoi disais-je cela après avoir parlé de ma conviction profonde au sujet des âmes qui étaient perdues et celles qui ne l'étaient pas ? Il y avait une raison à cela...une très bonne raison.

- Quand j'ai plongé dans ton regard, la toute première fois, j'y ai décelé la plus douce des âmes que j'ai pu rencontrer...vraiment la plus douce. Les années ont passé, elles t'ont fait grandir et évoluer, mais il y a une chose qui n'a pas changé en toi : ce regard, qui est le même que celui dans lequel j'ai plongé la première fois. La douceur de ton âme, je la ressens encore et elle m'attire toujours autant que lors de notre première rencontre.

De ma main disponible, je me mis à essuyer les larmes qui roulaient doucement sur les joues de Jessica. Je n'aimais pas ça...la voir pleurer. Par contre elle, ça oui je l'aimais...

- Ne pleure pas...je t'en supplie...chuuuuuuuuuuuut. lui dis-je, en continuant à la caresser.

Nous étions baignés tous les deux par ce cocon sécuritaire fortement agréable. Je n'en avais certes pas besoin, mais cela me faisait du bien, et il en était de même pour elle. Je la sentais calmée, apaisée de la façon que je souhaitais.

- À mes yeux, s'il y a bien une âme qui ne peut pas être condamnée à l'Enfer, c'est la tienne Jessica...
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Ven 5 Déc - 1:31
Je ne trouvais pas les mots pour exprimer correctement les sentiments et les émotions que je ressentais en étant enveloppée dans cette couverture, confortablement installée devant le feu, emprisonnée dans les bras d'un ange qui me couvrait de délicates caresses et qui me pressait tout doucement contre lui. Je me situais sans aucun doute à l'endroit le plus magnifique et le plus sécuritaire pouvant exister sur cette Terre. Rien ni personne n'avait le pouvoir de me blesser, de me peiner ou de me faire du mal quand Manakel me tenait ainsi tout contre lui. Il ne m'était pas possible d'être effrayée par un quelconque danger. Malheureusement, même si j'étais en sécurité, un tourment ne cessait de maltraiter mon esprit.

Quelques temps auparavant, j'avais émit le souhait de faire un aveu à Manakel. Actuellement, je n'en étais pas capable. Pour aborder le sujet, je lui avais posé quelques questions à propos d'interrogations que je nourrissais depuis longtemps. Avec patience, il avait pris le temps de répondre sans jamais cesser de prendre soin de moi, sans jamais cesser de me rassurer. Je me sentais bien mieux même si je restais quelque peu engourdie par tout ce que j'avais ingéré mais heureusement, cela ne m'empêchait pas de fonctionner à peu près correctement et donc, de comprendre parfaitement ce que Manakel me disait.

Tandis qu'il m'expliquait de quelle manière il voyait les choses, je continuais de laisser mes doigts le caresser avec beaucoup de légèreté tout en réfléchissant à ses paroles. Je m'interrogeais sur les points qu'il soulevait, je les analysais en les appliquant à ma propre situation. Par exemple, je me demandais si le Mal était ancré en moi. Je ne le pensais pas car si j'avais tué Kazran c'était uniquement pour sauver Logan. Peut-être, cependant, y avait-il eu un peu de rage et de vengeance mais elles n'avaient été que temporaires et dirigées seulement vers le coupable et non pas sur de pauvres innocents. Avais-je retiré une certaine satisfaction en perpétrant ces crimes? Peut-être un peu... quoique cela pouvait très bien être confondu avec un certain soulagement. Néanmoins, jamais, jamais je ne l'avais fait en songeant au mal. Je n'avais eu qu'une idée pendant tout ce temps: sauver Logan. Est-ce que j'aurais pu éviter ce geste drastique en blessant simplement Kazran de façon à le neutraliser pour ensuite le faire arrêter? Oui. Oui j'aurais très bien pu le faire.

Cette dure constatation me secoua méchamment, fit germer un doute qui se mit à me gruger lentement, sournoisement, cruellement. Je m'apercevais qu'il y avait peut-être un tout peu de Mal en moi... Mais tout n'était pas perdu... car je n'avais pas plongé du côté obscur n'est-ce pas?  Je restais une bonne personne qui ne demandait qu'à vivre sa vie normalement, qui ne demandait qu'à être heureuse, qu'à aimer et être aimée... mais le problème était que j'avais récidivé et ce, d'une manière complètement dégoûtante, sadique, volontaire et consciente. Est-ce que Manakel allait comprendre si je lui avouais ces deux crimes? J'espérais que oui... mais il subsistait tout de même un vilain doute dans ma conscience fragile et encore embrumée qui m'empêchait de tout lui dire par peur de le décevoir. Par peur qu'il soit dégoutté de moi. Par peur qu'il cesse de m'aimer et ce fait -s'il se produisait- jamais je n'allais l'accepter. Jamais je n'allais y survivre car à mes yeux Manakel était aussi précieux et important que Logan. Le perdre allait entraîner ma chute. J'avais besoin de lui pour survivre. Il était essentiel à ma vie. Essentiel à mon bonheur. Je l'aimais. Je l'aimais d'un amour inconditionnel.

Incertaine d'être en mesure d'aborder convenablement le sujet, je choisis de me taire et de ne pas interrompre Manakel qui me parlait de ses convictions. Même si elles avait le doux mérite de me rassurer, je restais bloquée verbalement. Je voulais pourtant parler mais je n'y arrivais pas du tout. Pourquoi était-ce ainsi? Peut-être parce que j'avais honte. Je n'étais pas fière de moi, je n'étais pas fière du comportement que j'avais adopté quand était venu le moment de mettre fin à mes problèmes. Ces meurtres, je les portais sur ma conscience à chaque seconde de ma vie. Je les revivais même durant mes nuits. J'avais agit de manière égoïste en ne pensant qu'à ma satisfaction... mais en prenant le temps de m'y arrêter pour mieux y réfléchir, peut-être avais-je également agit en pensant faire la meilleure chose possible car dans pareil cas, lorsqu'un événement du genre se présentait, prendre un moment pour réfléchir avant de poser un geste n'était pas toujours possible.

Depuis la mort de Kazran et encore plus depuis celle de Kierkan, j'avais peur. J'avais peur de beaucoup de choses. J'avais surtout très peur de l'enfer et d'y être condamnée.  J'avais également peur d'être jugée même si Manakel m'assurait du contraire. Je ne comprenais pas pourquoi Dieu avait autorisé pareille horreur. L'explication de Manakel me laissait perplexe et songeuse. Peut-être qu'en effet, Dieu avait changé...? Si c'était le cas, c'était une chance qu'il existe des anges aussi bons et doux que Manakel pour ramener le bien sur la Terre. C'était une chance incroyable que je sois protégée par lui, que je sois aimée de lui. Lors de notre première rencontre, il m'avait dit qu'il ne m'abandonnerait jamais. Il me l'avait bien prouvé en apparaissant dès que j'avais eu besoin de lui, quelques minutes plus tôt. Peut-être... peut-être que je n'allais pas le perdre si je finissais par lui avouer tout ce mal qui me dévorait... lui qui croyait fermement que mon âme ne pouvait pas être condamnée à l'Enfer...

Je voulais le croire. Je voulais véritablement le croire mais tant de doutes s'étaient insinués en moi que je restais craintive. Ma bouche s'ouvrit au moment même où je prenais une très grande inspiration puis elle se referma aussitôt, n'ayant laissé s'échapper aucun son. Ma main finit par lâcher le pantalon de Manakel -là où elle s'était affairée à déposer quelques tendres caresses sur sa cuisse- pour venir se replier contre mon cœur afin de me permettre de me recroqueviller contre lui, tout mon côté droit pressé contre son torse. Mes jambes se déplacèrent également pour achever mon changement de position. Ainsi placée, je pouvais laisser ma tête reposer contre son épaule et laisser les doigts de ma main gauche s'agripper avec force à sa chemise.

- Tu es gentil... mais je crois que tu te trompes Manakel...

Mes sourcis se froncèrent rapidement et je dus me faire violence pour ne pas craquer. Cependant, ma voix elle, restait chevrotante et faible, rauque et parfois pratiquement inaudible. Je n'étais pas capable de la contrôler comme je le souhaitais.

- Peut-être que mon âme est belle, mais elle est loin d'être pure...

Mes deux mains se plaquèrent doucement sur mon visage pour le frotter fortement, pour masser mon front lentement, presque douloureusement. Mes yeux restaient fermés tandis que ma respiration était quasi inexistante. Pourtant, mon cœur battait à cent à l'heure, un phénomène assez étrange quand on portait attention à mes faibles inspirations et expirations.

- Ce qu'il y a est que...

J'ai tué deux êtres humains!

- J'ai... fait quelque chose de grave. De très grave.

Je pleurais, en silence, mes mains cachant toujours ma figure, rendant mes pleurs invisibles puisque épongés au fur et à mesure que je me frottais le visage. Tout était coincé en dedans de mon corps. J'étouffais. Il fallait que ça sorte, il fallait impérativement que je parle.

- J'ai... j'ai tué deux hommes. Deux êtres humains qui voulaient nous faire du mal et au lieu de prévenir les autorités je nous ai fait justice, à Logan et moi.

Le pire était dit, restait à balancer le reste...

- Je suis parfaitement consciente que je n'avais pas le droit de faire ça mais eux... eux non plus ils n'avaient pas le droit de faire ce qu'ils ont fait tu comprends? Ils n'avaient pas le droit d'enlever Logan et de le torturer. Ils n'avaient pas le droit de l'obliger à agir contre son gré, contre ses principes, contre sa volonté alors j'ai répliqué... et je les ai éliminés avec une sauvagerie que je ne me connais pas Manakel. Ce que j'ai fait est tellement horrible qu'il n'y a pas de mots pour le décrire...

Mes larmes coulaient, abondantes, lourdes et bouillantes. Elles étaient intarissables.

- Je suis désolée, tellement désolée... Tout ceci... était terriblement maladroit...

Je ne disais pas ça pour chercher à justifier mes actes, loin de là.

- Je pense que je n'ai juste... plus su quoi faire, je n'ai pas été capable de gérer les deux situations... et maintenant je vis avec ces meurtres sur la conscience à chaque jour qui passe et... je n'en peux plus de toute cette souffrance. Je suis épuisée... je suis vraiment épuisée... et brisée... et désespérée...

C'était sortit tout de travers, sans doute à peu près incompréhensible pour Manakel vu le manque flagrant d'information mais au moins... au moins je l'avais dit.

- Je t'en supplie aide-moi Manakel... Ne m'abandonne pas... ne m'abandonne pas car je ne le supporterais pas...

Parce qu'après pareille révélation il me semblait bien que je ne méritais qu'une seule chose : aller en enfer. Même si Manakel pensait le contraire.
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Ven 5 Déc - 2:44
J'étais intimement persuadé du fait que le mal n'était pas ancré dans l'esprit de Jessica au point de la corrompre sans aucun espoir de sauvetage. Si cela avait été le cas, un plongeon dans le miroir de son âme, à savoir son regard, m'aurait tout de suite dévoilé cette horrible vérité, mais il ne l'avait pas fait. Ainsi, j'avais parfaitement conscience du fait que j'avais raison, en disant que l'âme de Jessica possédait toujours cette magnifique douceur, que j'avais pu percevoir lors de notre première rencontre. Je ne lui avais pas dit cela seulement pour être gentil et la rassurer par rapport à ses interrogations, comme Jessica semblait le croire. Le regard de cette dernière ne pourrait clairement jamais me tromper, et mes sentiments pour Jessica non plus.

Si j'avais été attiré par elle, ce n'était pas parce qu'elle était malfaisante et définitivement perdue. L'âme de Jessica était bercée par une véritable douceur que je n'avais jamais pu percevoir dans les yeux de quelqu'un. Un ange aimait tous les protégés qu'il avait à sa charge, mais j'aimais Jessica bien plus que tous les autres. En même temps, elle était la seule pour qui j'avais ressenti cette attirance, qui n'allait certainement jamais survenir avec quelqu'un d'autre. Dans un sens, j'étais intimement persuadé que Jessica allait être la seule. Au fond, à titre de comparaison, on pouvait dire que c'était un peu comme un coup de foudre chez les humains, mais en version un peu plus angélique, même si la comparaison était loin d'être parfaite.

Je continuais de traiter Jessica tout en douceur, afin de pouvoir entretenir ce cocon sécuritaire dans lequel je l'avais placée, en la gâtant par de très délicates caresses mais également par mes paroles, qui se voulaient rassurantes et sincères dans le même temps. Cette douce atmosphère avait des effets plutôt bénéfiques sur Jessica, car je sentais que cette dernière parvenait tout doucement à se calmer et à effacer ses peurs. Il s'agissait là du reflet exact de ce que je voulais, pour Jessica, car je ne souhaitais vraiment pas voir Jessica souffrir plus longtemps. La belle humaine méritait de poursuivre sa vie en étant heureuse, et j'espérais lui offrir ce modèle d'existence un de ces jours. En tout cas, je ne cesserais jamais de me battre pour cet objectif. J'étais capable de tout faire pour que la belle parvienne à être heureuse, car elle méritait de vivre ce genre d'existence.  

Pour respecter le discours de Jessica, je la laissais parler sans chercher à l'interrompre. Cette dernière me fit par la suite un aveu qui me secoua un peu, mais cela n'allait en aucun cas me faire douter de la douceur de l'âme de Jessica, et encore moins des sentiments que j'avais pour elle. Je l'aimais...même si peu de personnes pourraient comprendre ce que je ressentais. En même temps, n'importe qui à ma place aurait probablement remis en cause ses convictions profondes en écoutant les aveux de Jessica, et peut-être même critiquer ma façon d'agir tant qu'à faire, mais cela n'avait pas d'importance pour moi. Celle qui en avait bien plus à mes yeux n'était autre que la douce Jessica elle-même, celle que je tenais dans mes bras en ce moment bien précis. J'aimais ce qui se passait entre nous. C'était la relation la plus importante de ma vie.

Voilà pourquoi je m'investissais autant. J'aimais Jessica et je voulais la rendre heureuse. Il n'y avait pas vraiment de places pour ces tourments agressifs...


- Jessica...le miroir d'une âme ne ment jamais. Si tu étais foncièrement mauvaise, ton regard le dirait avant que tu ne cherches à me faire cet aveu toi-même. lui dis-je, avant de chercher mes mots pour poursuivre mon discours, toujours dans l'objectif de la rassurer. Ce qui s'est passé n'est pas arrivé pour le plaisir du meurtre, j'en suis persuadé. Tu le dis toi-même, quand tu me racontes les événements tels qu'ils se sont produits. N'importe qui ayant apprécié l'idée de commettre un meurtre ne serait pas dans ton état en ce moment bien précis. Ce que tu as fait...tu ne l'as pas fait par envie, ni même par plaisir. Je le sens en t'écoutant et en te regardant.

Je continuais de prendre le temps d'essuyer les larmes de Jessica. Elles tombaient, sans interruption, et humidifiaient ses jours. La pauvre...elle était si mal, et le fait de la voir dans cet état me brisait.

Je ne cessais pas de la caresser tout en poursuivant mon discours. C'était important pour moi.


- Ce que tu m'as dit ne change pas ce que je perçois en plongeant dans ton regard. lui dis-je, avant d'ajouter ceci : Il en est de même pour ce que je ressens pour toi...

Cette phrase, je l'avais dite sans réellement m'en rendre compte. Ce n'était pas un "je t'aime" prononcé à voix haute, mais cette phrase le laissait bien sous entendre. En même temps, je n'avais jamais réellement caché à quel point je tenais à elle.

- Jamais je ne pourrais t'abandonner Jessica, crois-moi. L'idée de te perdre est inacceptable... dis-je avant d'ajouter ceci, comme une sorte de certitude. Je serais toujours là pour toi...toujours.

Je restais attentif à l'état physique de Jessica et pas uniquement à son moral. Elle avait si froid, quand je l'avais trouvée, alors je voulais savoir si cela s'arrangeait ?

- Ça va aller ? Tu parviens à te réchauffer ?
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Ven 5 Déc - 15:33
Suite à mes douloureux aveux, jamais je n'avais senti faillir les délicates attentions de Manakel. Ses caresses étaient demeurées douces et apaisantes, ses paroles rassurantes et réconfortantes, signe que je ne l'avais pas du tout choqué... enfin pas autant que ce que j'avais pu imaginer. Manakel était intimement persuadé que je n'étais pas condamnée à l'enfer, comme je le croyais. Ses arguments étaient percutants, je ne pouvais le nier. Il était vrai de dire qu'un véritable meurtrier ne serait pas dans mon état actuel. Moi... j'étais complètement dépassée. Je n'arrivais plus à gérer les actes que j'avais commis. Ajoutez à cela ma peur viscérale de voir revenir Kierkan et vous obteniez un mélange dangereux qui amenait à des agissements inhabituels de ma part, comme le fait d'ingurgiter à peu près n'importe quoi pour m'assommer afin de chasser ces cauchemars qui ne cessaient de hanter mes nuits. Tout ceci fait en vain, qui plus est, puisque malgré cela le psychopathe était venu hanter mes songes durant ma sieste. Un beau gâchis quoi. Au moins, cette stupide bourde avait eu le mérite de me faire appeler Manakel et maintenant que j'étais avec lui, en sécurité dans ses bras, je retrouvais un peu de lucidité, comprenais, en l'écoutant parler, que j'avais eu tort sur bien des points, à commencer par le fait de croire que mon âme était entachée au point de mériter d'aller brûler dans les flammes de l'enfer...

- Merci du fond du coeur...

Je restais blottit contre lui, le laissais me bercer par ses caresses dont lui seul avait le secret. Autant je fondais dans les bras de Logan, autant je fondais dans ceux de Manakel. Mon ange était pourvu d'une douceur qui lui était propre et unique. La douceur d'un messager de Dieu, d'un être céleste bienveillant et aimant, doté de la plus belle des bontés... fois mille. Je ne connaissais pas beaucoup d'anges mais je restais fermement convaincue que Manakel était de loin le plus beau d'entre tous. Il était la douceur incarnée, tout simplement.

- Je te crois... je sais que tu ne me mentirais pas.

Et c'était vrai. Il m'avait convaincue. Il avait réellement réussi à me faire comprendre que je n'étais pas mauvaise. J'étais soulagée de voir que sa perception de moi n'avait pas changée. Cela me calmait énormément. Toutefois, quand il aborda le fait qu'il en était de même pour ses sentiments envers moi, mon cœur rata un battement. Qu'avait-il voulu dire? Mes yeux cherchèrent les siens, plongèrent dans son regard tandis que, du bout des doigts, Manakel essuyait patiemment chacun de mes pleurs. Ma main trouva la sienne, l'effleura délicatement sans la gêner dans son travail de gommage de larmes. Mes caresses étaient douces, très douces. À ce moment précis, j'eus la conviction profonde que jamais, jamais Manakel n'allait m'abandonner. Ce qui se passait entre nous était indescriptible. Un lien très intense nous unissait, un lien dont je ne pouvais en mesurer l'ampleur ni même le qualifier de façon adéquate. Était-ce de l'amour? Peut-être... En tout cas, c'était extrêmement puissant. Nos âmes étaient solidement soudées l'une à l'autre et je savais très bien que rien ni personne ne pourrait jamais briser cela. Ce lien avait la capacité de traverser le temps. Il était éternel, carrément... ce qui amenait tout à coup de bien drôle de questions dans ma petite tête d'humaine.

- Quel âge as-tu...? Est-ce qu'on s'est connus, avant...?

Parce qu'en ces instants, ce qui se passait entre nous était si fort qu'il était presque inconcevable que ça soit tout nouveau, même si Manakel avait pris soin de moi lorsque j'étais jeune. Et puis, il y avait son "je serai toujours là pour toi" qui sonnait d'étranges cloches à mes oreilles. Et si... et si ce n'était pas notre première "vie" ensemble...?

Cette constatation me choqua tant que je ne répondis pas verbalement à sa question à propos de ma condition. Je ne fis que hocher la tête pour signifier que tout allait bien, ce qui était on ne peut plus vrai. Manakel me tenait comme on tient un petit bébé. J'étais si bien dans ses bras que je ne voulais pas les quitter. Je ne voulais pas que ce doux moment cesse soudainement. Nous nous regardions intensément tous les deux avec une tendresse qui me berçait de la plus belle des manières.C'était... magique. Unique.

- Que sais-tu que j'ignore?

Ma main se déposa délicatement sur sa joue, l'effleura avec douceur avant de glisser lentement vers sa gorge et son torse.

- Manakel... je dois savoir... je t'en supplie, explique-moi ce qui se passe... dis-moi que ce que je ressens est réel... parce que c'est si beau que je ne veux pas que ça ne soit qu'un rêve... je ne veux pas que ça s'arrête...
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Ivy Hayes
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Ven 5 Déc - 20:02
Dans son infinie complexité, la vie ne m'inspirait que de la fascination rien qu'en me basant sur toutes ces âmes qu'elle avait engendrées. Parmi elles, certaines se trouvaient être compatibles, et une certaine attirance se mettait alors à les lier, instantanément. Après la formation d'un lien aussi fort, autant dire qu'il était impossible de songer à oublier l'être par lequel nous étions attiré. Tout, absolument tout, était un prétexte pour se rapprocher le plus possible de cette âme, histoire de pouvoir l'effleurer de plus en plus pour au final demeurer ensemble...pour l'éternité. Ce que je ressentais pour Jessica était tout simplement la preuve parfaite de ce que j'avançais. À peine l'avais-je vue, la toute première fois, que je me sentais déjà attiré par elle. C'était comme une sorte d'évidence, un cri du cœur qui me disait "voilà c'est elle". J'avais compris, lors de ma première rencontre avec Jessica, que cette dernière était tout simplement la personne pour qui j'allais me battre de toutes mes forces dans le but d'assurer son bonheur. Je l'aimais avec sincérité...et je me sentais tout simplement incapable de vivre sans elle. La perdre par le passé avait été bien trop difficile, alors il était juste hors de question que cela se produise une nouvelle fois. La perdre équivaudrait tout simplement à me perdre dans le même temps. Même si j'étais un ange, ma vie était en quelque sorte faite pour se dérouler avec elle, et non sans elle, car cela n'aurait rien d'une vie. L'âme de Jessica ainsi que la mienne étaient nouées solidement ensemble et rien ni personne ne pouvait briser un lien aussi magnifique.

Un lien comme le nôtre semblait clairement posséder la capacité de traverser le temps, et d'être aussi éternel que l'était la vie elle-même. En ayant connaissance de ce fait, était-il réaliste de considérer notre relation comme "récente" et ainsi née de la simple attirance d'une première rencontre ? Il suffisait de voir la force de ce qui nous unissait pour comprendre que cette supposition ne pouvait être qu'absurde et non véridique. Avais-je alors déjà ressenti une attirance pareille pour une autre personne, avant de faire la rencontre de Jessica ? La réponse à cette question était autant oui que non, car j'avais effectivement ressenti quelque chose de semblable pour quelqu'un d'autre, mais il ne s'agissait pas d'une autre personne que Jessica. Je n'aimais pas deux personnes différentes. L'âme restait totalement identique...et il en était de même pour la personne qui en était l'hôte physique. Mon existence d'ange semblait faite pour suivre une âme avec laquelle j'étais compatible, et c'était exactement ce qu'elle faisait. Par le passé, j'avais rencontré Jessica, avant de finir de nouveau réuni avec elle dans le présent, avec une certitude de voir ceci se reproduire encore et encore dans l'avenir. Mon éternité d'ange allait toujours la poursuivre, et mes sentiments pour la douce humaine n'allaient jamais s'éteindre.

Lors de mon arrivée auprès d'elle, la souffrance de Jessica m'avait percuté avec une extrême vigueur. La savoir aussi mal me brisait le cœur, parce que je tenais énormément à elle, et surtout à la savoir heureuse. Par chance, le cocon sécuritaire que j'avais pris le temps de forger, afin de pouvoir rassurer la douce humaine du mieux que je pouvais, avait réussi à porter ses fruits. Grâce à ce dernier, Jessica ne souffrait plus autant que tout à l'heure, et cela avait pu également calmer ma cassure personnelle. Désormais, l'atmosphère qui nous unissait ensemble était clairement douce, et il n'y avait plus aucune place pour les problèmes, peu importe leur nature. C'était exactement l'image de ce que je voulais que Jessica ressente, ce fameux objectif que je poursuivais. C'était ce bonheur, que je voulais assurer et qu'elle ressente sans interruption.

Par la suite, les interrogations de Jessica provoquèrent en moi une intense surprise, car elle pensait exactement à la même chose que moi, en posant ces questions sur le lien qui nous unissait. Allais-je lui sortir ce fameux discours sur la comptabilité probable de nos deux âmes ? Après tout, je lui devais bien la vérité à ce sujet. Elle nous concernait tous les deux...


- Par rapport à mon âge, je ne risque pas trop de te répondre. Cela va sans doute te paraître étrange, mais le nombre d'années qui passe et qui symbolise mon âge n'a plus vraiment d'importance au bout d'un moment. Je suis vieux et cela n'arrêtera pas d'évoluer au fil des années.

Ma réponse était un peu spéciale, mais elle avait le mérite d'être sincère.

- Par rapport au reste par contre, je peux sans doute te fournir une explication. commençais-je, avant de prendre une légère pause, le temps de chercher mes mots pour la fameuse explication que j'allais fournir. Il existe une sorte de théorie fascinante, à laquelle je crois évidemment, qui évoque le fait que certaines âmes, à leur naissance, sont en quelque sorte faites pour être ensemble, depuis le départ...

Le début du discours était peut-être un peu maladroit, mais j'espérais me rattraper avec la suite, en rapport avec mon expérience personnelle.

- Je peux t'assurer que ce qui nous unit ensemble n'a rien d'un rêve. Notre relation est certainement l'histoire la plus importante de toute ma vie, car ce lien a un pouvoir que d'autres ne possèdent pas. Il peut traverser le temps, tout en restant intact, car les âmes, même après les naissances et les morts restent identiques. Les attirances suivent alors ce même chemin.

Il était temps de lui parler de ma rencontre avec sa vie antérieure...histoire qu'elle puisse disposer de toute la vérité, sans aucun détail dissimulé.

- Le schéma qui a conduit à notre rencontre s'est déjà produit par le passé, à une reprise, alors que je devais protéger deux jeunes parents en danger de mort. Ils avaient une fille eux aussi...et l'attirance est née à ce moment-là, pour ne jamais s'arrêter. Cette petite fille, c'était toi Jessica... La première fois que j'ai côtoyé ton âme, c'était à ce moment-là, lors de ta vie antérieure. J'ai été littéralement attiré par elle, d'une façon étrangement inexplicable mais magnifique à la fois. La suite, tu la connais. J'ai fait d'elle ma mission personnelle et j'ai veillé sur elle...je l'aimais. J'ai gardé un œil sur elle, toute sa vie...jusqu'à la fin. Sa mort m'a brisé le cœur, avec intensité, car la perdre m'a perdu au passage...enfin tu le sais, car c'est ce que j'ai ressenti la première fois que je t'ai perdue toi...

Pour conclure mon explication, j'ajoutais les paroles suivantes :

- Notre lien magnifique traverse le temps Jessica. Je ne me vois pas vivre sans lui...tout comme je ne me vois pas vivre sans toi. lui dis-je, en la caressant délicatement, pour entretenir le cocon sécuritaire.
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Sam 6 Déc - 1:33
Je restais doucement accrochée à Manakel, ma main ne cessant pas de le toucher au visage. Mon regard restait plongé dans le sien, en attente de toutes ces réponses que je lui demandais. Il était difficile de croire que plusieurs minutes auparavant j'étais à grelotter dans le cabanon, terrorisée et engourdie alors que maintenant j'étais blottie contre lui, au chaud devant un feu, enroulée dans une couverture, bercée par tout ce qu'il y avait de plus beau comme sensations, sentiments et émotions. Manakel, dans toute sa douceur, avait chassé mes peurs, mes inquiétudes, le froid ainsi que l'engourdissement qui embrumait mon esprit. J'étais maintenant en pleine possession de mes moyens, capable d'entretenir convenablement une conversation, une conversation assez particulière qui plus est... car ce n'était pas à tous les jours qu'on avait la chance de discuter avec un messager de Dieu!

Tandis que mes doigts remuaient délicatement près de la nuque de Manakel, entortillant autour d'eux quelques mèches de ses cheveux, je l'écoutais me parler de lui, de son âge qu'il avait cessé de calculer, de sa théorie à propos des âmes. Je peinais à croire que mon ami était aussi vieux qu'il le disait, surtout quand on s'attardait à son véhicule qui lui, était celui d'un très beau jeune homme dans la trentaine. Le vaisseau qu'il avait choisit pouvait facilement fausser la perception de ceux qui le croisaient. Il était impossible de deviner, lorsqu'on l'apercevait, qu'il était aussi "vieux". Impossible, à moins d'être une créature surnaturelle, et encore... ce pouvoir n'était pas donné à tous. Du moins, c'était ce que je supposais...

Sans cesser de caresser Manakel, sans cesser de le regarder je poursuivais mes petite attentions, attentive à ses explications. Elles me faisaient doucement sourire car j'entretenais très précisément le même genre de pensées et de croyances que lui. Ce n'était pas pour rien que je m'étais interrogée sur nous deux. De l'entendre me dire que certaines âmes étaient faites pour être ensemble ne faisait que confirmer pourquoi je me sentais aussi bien lorsque je me retrouvais en sa présence. Avec Manakel, je flottais. Je ne me gênais pas pour le toucher de la même manière -ou presque- que je touchais Logan. En avais-je le droit? Après tout il était un ange, un être pur descendu du ciel. J'ignorais la réponse à cette question. Ce que je savais, toutefois, était que je le prenais, ce droit, et je comptais sur Manakel pour y mettre des limites si jamais cela le rendait mal à l'aise. En tout cas, de ce que je pouvais voir, mes caresses ne semblaient pas le perturber, loin de là, et c'était tant mieux car elles m'apaisaient tout autant que lui, j'en était intimement persuadée.

Au cours de mon existence, je n'avais que très peu de relations importantes. La première qui me venait en tête était celle que je partageais avec Logan, l'homme de ma vie. Une seule autre l'était tout autant, il s'agissait de celle qui concernait Manakel. Autrement... j'avais de très bons amis, certes, mais aucune relation ne revêtait autant d'importance que les deux citées précédemment. Celles-là, celles de Logan et Manakel, je n'avais absolument aucun doute qu'elles était capables de traverser le temps. Les âmes-sœurs étaient faites pour se retrouver, toujours. Par conséquent, il était tout à fait normal que Manakel et moi nous nous soyons retrouvés.

En entendant son histoire -celle qui me concernait dans une vie antérieur- j'avais le cœur brisé. Je repensais à ce moment de mon enfance où, pour une raison complètement ridicule, je l'avais rejeté. La peine que j'avais dû lui faire à ce moment avait dû être immense... un peu semblable à la mienne, à bien y réfléchir... et peut-être comparable à celle qu'il avait dû avoir lorsque j'avais fermé les yeux pour de bon, dans ma vie précédente...

- Tu as gardé un œil sur moi jusqu'à la fin...

Jusqu'à la fin...

J'étais sous le choc. Je ne remuais plus, je ne souriais plus. Ce que Manakel avait ressenti lors de ma mort, je ne pouvais que trop me l'imaginer. Ce sentiment me coupait le souffle. Il me paralysait. C'était tout juste si je parvenais à ressentir ses caresses tant j'étais secouée. Est-ce que cela allait se répéter encore et encore? Est-ce que Manakel et moi étions condamnés à subir ces terribles séparations vies après vies? Qu'est-ce que c'était? Une punition? Pourquoi fallait-il souffrir ainsi à chaque fois?

- C'est un lien magnifique, oui... mais pourquoi... pourquoi devoir nous séparer à chaque fois...? Pourquoi est-ce que je ne peux pas rester avec toi...?

Peut-être parce que ma mission personnelle à moi, c'était Logan...? Mon Logan que je cherchais toujours à protéger, que j'aimais plus que tout... mon Logan qui faisait battre mon cœur d'une si belle manière... de la plus belle des manières qui soit à vrai dire...

- Qu'elle qu'en soit la raison, Manakel, je t'en supplie, reviens toujours me retrouver...

Et peut-être qu'un jour on sera réunis pour toujours...?

- J'ai tant de questions...

Qu'est-ce qui se passait, entre les vies? Combien de temps s'écoulait-il? Où les âmes allaient-elle, après la mort? Comment faire pour devenir un ange?

- Autant sur ma vie antérieure que sur toi...

Oui, sur lui. Une, plus que les autres, me turlupinait de plus en plus d'ailleurs. Une question très bizarre mais dont la réponse m'était assez importante, maintenant que je réalisais le parcours des âmes, l'âge de Manakel, son chemin de vie et tout ce qu'il avait dû affronter depuis des millénaires. C'est que je pensais à Logan, à sa nature de loup, à son alter-ego... Je pensais également à Isaac qui avait par deux fois changé de véhicule... ce qui m'amenait à me demander si, présentement, Manakel était le seul à me tenir tout contre lui? Est-ce que son vaisseau actuel était vivant et conscient de ce qui était en train de se passer? Est-ce que je voulais réellement connaître la réponse à cette question? Peut-être pas, à bien y réfléchir... Autant ne rien demander, alors...

- Comment as-tu fait pour me retrouver? Était-ce le hasard? Tu sais, cette mission que tu avais, de protéger mes parents?

Est-ce que tout est écrit par avance?

Tant de questions et si peu de réponses... peut-être que Manakel allait pouvoir m'éclairer sur certaines... En attendant, j'allais continuer de me laisser bercer par son amour et ses caresses. J'étais tellement bien auprès de lui, je ne voulais pas que ça cesse. Je ne voulais pas que tout s'arrête.

- Est-ce que tu peux rester avec moi encore un tout petit peu...? S'il te plaît, Manakel...
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Dim 7 Déc - 3:07
Entre la vie d'une personne humaine et celle d'un ange, une différence fortement désagréable selon mon point de vue subsistait, et cette dernière se situait au niveau de la durée de nos existences respectives. Lorsque celle d'une personne parfaitement humaine restait limitée d'une façon terriblement injuste, la vie d'un ange s'étendait sur toute l'éternité. Au fond, je me doutais bien que cette différence élémentaire symbolisait une sorte d'équilibre, car l'existence serait radicalement différente avec chaque création divine logée à la même enseigne. Malgré tout, cela me faisait quand même mal de savoir que Jessica allait forcément mourir avant moi, même si je devais m'y attendre...avec ce qui était arrivé la première fois. J'aurais normalement du prendre cette habitude, de savoir que les humains mourraient forcément avant moi, mais je ne l'avais pas prise, malgré cette si évidente vieillesse qui était la mienne. J'avais tout simplement du mal à accepter cet état de fait, sans doute à cause de cet attachement qui me liait à la Terre, ceux qui la peuplaient, mais surtout à Jessica. Au fond, la plupart des anges restait à distance de tout cela, se contentant de faire leur travail comme de vulgaires employés, mais moi je ne pouvais pas faire cela. J'étais attaché à tout cela et je ne pouvais pas revenir en arrière. Certains pourraient voir cela comme une faiblesse mais moi je voyais cela comme une force, un réel avantage, car cela me donnait un point de vue différent sur les situations. Ma proximité m'avait en effet permis d'adopter une méthode d'agissement différente, qui portait quand même ses fruits. C'était différent mais cela marchait.

Les doigts de Jessica ne cessaient pas de me caresser, avec toute la douceur qui était la sienne, et ce geste me faisait fondre, dans un sens que certainement personne n'allait pouvoir égaler, non...personne. Il n'y avait que Jessica pour avoir un effet pareil sur mon être. En même temps, c'était la seule personne que j'aimais à ce point-là, la seule pour qui l'attachement était si puissant. Si je devais décrire plus en profondeur ce qui m'arrivait, je pouvais clairement affirmer que Jessica me permettait de me sentir comme cet humain que je n'étais pas. C'était complexe, même extrêmement complexe d'ailleurs, mais j'aimais les sentiments qui m'habitaient. Les émotions humaines n'avaient pour moi absolument rien de négatif. Au contraire, elles étaient sublimes, parfaitement sublimes. La capacité magique de notre lien, qui pouvait traverser le temps, était la plus grande preuve de cette perfection.

En rapport avec notre relation, Jessica était nourrie de nombreuses interrogations, qui avaient besoin d'être éclaircies par mes soins. Ainsi, je lui avais conté une bonne partie de mon histoire, celle que j'avais vécue avec elle, en tout cas avec sa précédente vie, que je considérais quand même comme étant elle. Tout ce que je venais de lui raconter n'était que pure vérité. Je l'avais aimée par le passé et je l'aimais maintenant. Le temps nous avait donné la chance de nous retrouver et je chérissais ce fruit du destin. Malheureusement, les différences élémentaires n'avaient pas été résolues. Avec le temps, j'allais perdre Jessica et j'allais continuer d'exister...encore une fois, avant la future répétition du schéma. C'était ainsi, et je ne pouvais pas faire autrement que de subir cela, mais y penser tout de suite n'était pas ma priorité absolue. Je voulais simplement continuer de flotter, en la présence de la douce Jessica. Le temps de la perdre n'était pas encore venu et il était loin de l'être pour l'instant, alors autant profiter de l'instant présent. C'était essentiel pour moi.

Mes paroles avaient provoqué un sacré choc en Jessica. En même temps, ce n'était pas tous les jours qu'on entendait une histoire pareille. Malgré mes explications, la douce Jessica avait toujours de nombreuses questions, tout au fond de son esprit, ce qui pouvait évidemment se comprendre à la vue de ce que je venais de lui raconter. En plus, les questions qu'elle venait d'exprimer étaient exactement identiques à celles que je me posais moi aussi. En effet, pourquoi amener deux âmes à s'aimer si c'était pour les séparer sans arrêt et interrompre dans le même temps leur bonheur ? À mon sens, cela n'avait rien de logique. Ce n'était qu'une douleur répétitive extrêmement injustifiée.


-  Tu sais Jessica... commençais-je à lui dire, en continuant de la caresser tendrement De nombreuses questions habitent ton esprit, mais il en est de même pour le mien. Je me pose les mêmes questions que toi...exactement les mêmes.

Je n'offrais aucune indication supplémentaire mais je voulais continuer de rester sincère. C'était mon but, comme toujours.

- Une chose reste certaine Jessica. Je te l'ai dit...je serais toujours là pour toi, rien que pour toi. Peu importe ce qui se passera, je reviendrais toujours afin de te retrouver. On est faits pour se retrouver...la répétition du schéma de notre rencontre l'a prouvé.

C'était une magnifique preuve, qui avait conduit à une magnifique relation, et à ces sentiments sans lesquels je ne me voyais pas vivre.

- J'aime ce que je ressens...ces sentiments que tu me procures. Ils sont sublimes et uniques dans le même temps.

Elle se demandait comment j'avais fait pour la retrouver. À vrai dire, je me le demandais aussi. Je ne savais pas comment nous avions pu être réunis, car je n'avais pas cherché à avoir cette mission. On me l'avait donnée...

- Je ne peux pas t'éclairer sur ce qui a pu nous réunir malheureusement. Je sais juste que quelque chose voulait qu'on se retrouve. Quelque chose a permis à cette mission d'atterrir sous ma charge, afin que je protège tes parents, et que je te retrouve. C'est incompréhensible, je le sais...mais cette réunion inexplicable a fait que tu es revenue dans ma vie, et je ne veux plus te lâcher...plus jamais. lui dis-je, toujours avec sincérité. Jamais je ne regretterais cette mission, jamais...car elle m'a amené auprès de toi

Je continuais à bercer Jessica avec toute la tendresse dont je disposais. Elle était apaisée, bien plus que lors de mon arrivée. J'aimais la sentir ainsi...car cela me rassurait. La savoir en train de souffrir entraînait mon déchirement.

- Tant que tu voudras que je reste auprès de toi, je resterai...
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Lun 15 Déc - 2:01
Je n'avais aucunement envie de quitter les bras de Manakel. J'y étais si bien que je pouvais aisément me laisser aller à dormir tout contre lui. Il me semblait qu'il était impossible de faire des cauchemars en étant bercée par un ange comme lui. Auprès de lui, je me sentais en sécurité, je me sentais protégée. J'aimais me laisser réchauffer par la chaleur de son corps et de ses paroles. Sa voix me transportait, me calmait, m'apaisait, glissait doucement dans mon oreille. Elle se mêlait aux battements de son cœur, à son souffle régulier qui contribuait à ralentir le mien, qui m'amenait parfois à flirter avec les prémisses d'un doux sommeil. La fatigue me rattrapait à pas de géants. Toutes ces heures cumulées où je n'avais pas réussi à dormir me tombaient tout à coup dessus, lourdes comme une masse. Jumelées aux nombreuses caresses de Manakel, il relevait presque du miracle que je ne sombre pas immédiatement dans le noir. C'était tant mieux; je ne voulais pas rater une seule minute passée en sa compagnie. Pourtant, il allait bien falloir que je dorme à un moment donné.

- Que c'est étrange, que tu te poses les mêmes questions que moi... Je croyais que les anges avaient réponse à tout...

Ma voix était pâteuse, comme engourdie. Je restais blottie contre mon ami, mes yeux fermés, l'une de mes mains obstinément refermée sur sa chemise.

- Il ne faut sans doute pas chercher à comprendre comment les choses fonctionnent... et puis tant qu'on est ensemble, tout va bien... c'est ce qui m'importe le plus...

J'adorais ce que je ressentais. J'aimais vraiment savoir que ces sentiments berçaient Manakel de la même manière qu'ils me berçaient. Notre relation était unique, parfaite.

- Merci de prendre soin de moi... merci d'être venu. Merci de rester...

Une des preuves qui démontrait bien à quel point tout était facile entre Manakel et moi était tous ces petits silences qui survenaient occasionnellement. Nous n'avions pas besoin de chercher à discuter ou trouver quoi dire pour les éviter. Ces petites pauses sans paroles ne faisaient, au contraire, qu'approfondir la douceur qui nous enveloppait. Dans ces moments, seuls les crépitements du feu et le doux bruissement de nos caresses mutuelles parvenaient à nos oreilles. Le calme qui m'habitait était immense. Je sentais qu'il en était de même pour Manakel. Rien en lui n'était forcé. Je savais qu'il était aussi bien que moi, je savais qu'il ne souhaitait pas partir. Pourtant, il allait finir par devoir le faire à un moment donné. Cette pensée me brisait le coeur.

- Est-ce que tu protèges beaucoup de personnes Manakel? Est-ce qu'elles t'appellent souvent? Parce que si c'est le cas, tu dois être très occupé... Que fais-tu si plusieurs de tes protégés t'appellent en même temps?

J'en avais, des questions... mais j'avais envie de mieux connaitre mon ange alors je ne me privais pas pour lui en poser. Je savais que ça ne l'embêtait pas. Peut-être même que mes interrogations allaient le faire sourire...? Sauf peut-être la prochaine... mais celle-là, je devais en connaitre la réponse. C'était important pour moi.

- Dis-moi... qu'as-tu fait lorsque je t'ai chassé...?

Je repensais à notre lien si spécial qui traversait le temps. Maintenant que je comprenais à quel point il était solide et précieux, je ne pouvais que m'inquiéter de ce qui s'était passé pour Manakel après que je lui aie intimé de partir. En tout cas, je savais qu'il ne m'avait pas surveillée à distance puisque lorsque nous nous étions retrouvés quelques semaines plus tôt, il ne m'avait pas immédiatement reconnue. Du moins, c'était ce que je croyais...

Une fois que Manakel aurait répondu à ces quelques questions, j'allais lui en poser d'autres. D'autres qui étaient également très importantes pour moi. Des questions qui allaient me faire découvrir qui était Manakel. Oui, il était un ange, un messager de Dieu mais il était... lui. Et lui, qu'est-ce qu'il aimait? Qu'est-ce qu'il aimait faire? Où aimait-il aller? Il ne pouvait pas n'être qu'un serviteur, un exécuteur d'ordres... il devait forcément avoir un peu de liberté...? Si ce n'était pas le cas alors c'était bien triste...
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